Day 12 : Pontiac, IL – Springfield, IL

Pontiac se trouve sur la route 66 et est une petite ville typique avec sa caserne de pompiers, ses églises,…image image

Elle abrite l’un des musées dédié à cette route avec à l’extérieur tout ce qu’il faut pour les photos souvenir labellisées route 66.

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Dans le même bâtiment se trouve le musée de la guerre de la ville. Contrairement, aux autres musées à plus grandes échelles un peu impersonnels, ce petit musée local pas comme les autres, raconte l’histoire de ses habitants partis sur les divers fronts des grandes guerres  : première & seconde guerre mondiale, guerre du Vietnam, guerre en Irak,… Ce musée a été réalisé par un vétéran de la première guerre mondiale qui a vécu et survécu au débarquement en Normandie. Le musée est actuellement tenu par le fils de cet homme qui est, lui, est un vétéran du Vietnam. Ce dernier raconte l,histoire de son père mais aussi la sienne où il a perdu son meilleur ami juste à quelques mètres de lui, victime d’une mine. C’est saisissant de voir son sac de plus de 40kg dont la majeure partie du contenu se résume à des munitions car en temps de guerre si on a le choix entre la nourriture et les munitions, on choisit selon lui automatiquement les munitions. Ainsi, tous les uniformes et objets exposés ont appartenus à des soldats de cette petite ville. Chaque uniforme, donné par les familles, arbore la photo et l’histoire de ces hommes et femmes partis défendre leur pays. Je dois avouer que ce fut une visite très poignante car la majeure partie de ceux qui sont partis aux quatre coins du monde n’ont pas eut la chance de revoir leur ville natale.

image imageOn ne peut que rester bouche B devant les États-Unis d’Amérique, pays dont quasiment toute l’histoire tourne autour de la guerre et qui, dans sa version moderne, semble avoir besoin d’en créer ci et là afin de faire tourner son économie. Pays qui dispose d’un budget armement colossal avec à sa disposition la technologie de pointe en la matière. On n’y pense pas toujours, mais étant donné que le pays investi énormément dans tout ce qui est recherche et développement, il attire vers lui la majeure partie de la matière grise du monde entier, ceci aidant à conserver ses longueurs d’avance dans tous les domaines. Il n’y a pas un domaine non étudié par les américains, ainsi en maîtrisant l’anglais, j´ai à ma disposition une source intarissable d’information en tout genre. La plupart des technologies vulgarisées à l’heure actuelle ont été développées depuis 20 ou 30 ans. D’un autre côté, il y a tous ces anonymes qui se sont engagés afin de servir leur pays et qui en sont fiers! Mais comment ne pas penser en même temps à ceux qui sont en face…”les ennemis”. Chacun des partis en présence se bât en fait pour une cause qu’elle croit juste. J’ai éprouvé un sentiment vraiment très confus au fil des allées car je ne suis pas pour la guerre.

Pontiac, c’est aussi le point de départ d’un voyage dans le temps car cette route qui était autrefois un axe principal vers l’ouest a été délaissée suite à la création des interstates, sortes d’autoroutes. Des passionnés de chaque état ont décidé de la faire revivre!

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imageEn réouvrant les restaurants phares comme “the palms grill café” à Atlanta qui à ma grande surprise, malgré le fait que ce soit un établissement très touristique la nourriture, faite maison y est vraiment excellente; en restaurant les attractions. imageLes américains ont vraiment de la suite dans les idées comme par exemple Buyon’s statue l’un des 4 géants de la route 66! Il fallait penser à créer une telle statue, près de  8 m et surtout aller jusqu’au bout de sa réalisation, …image

imageAprès 179 km de route, c’est à Springfield que je trouve un repos bien mérité. Cet établissement aujourd’hui rebaptisé, route 66 hôtel avec toute la décoration assortie, fut en fait le tout premier hôtel de la marque Holiday Inn.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 160

Day 11 : début de la route 66 à Chicago

Aujourd’hui ce fut le grand départ vers l’ouest des États-Unis via la route 66. La première étape fut de récupérer la seconde moto louée à Eagle Rider. Arrivée à l’agence, la Harley-Davidon réservée n’était pas disponible car ils sont à court de moto dans le sens Chicago-Californie. Première déconvenue de la journée ai-je pensé… jusqu’à ce que je vois le modèle proposé!

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Une Indian Chief Vintage flambant neuve noire! La classe! Elle est beaucoup plus puissante, un peu plus de 1800 CC au lieu des 1600 CC environ de la Softail Heritage et surtout plus confortable et pratique car il y a en plus des sacoches il y a un porte bagage! Mais n’étant pas le modèle choisi au départ, j’ai en plus été remboursée pour l’option modèle garanti souscrite au départ pour avoir la Softail. J’adore le sérieux de cette entreprise! En même temps, il y avait un groupe d’une dizaine de français, eux aussi venus pour la route 66! On se reverra sur la route qui sait!

imageAfin de bien faire les choses, retour au centre de Chicago où se trouve le début de la route 66, repéré quelques jours plus tôt.

Au programme de l’étape 2, traversée de 7 états en 7 jours : Illinois, Missouri, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Nevada.

Le tronçon de Las Vegas, jusqu’à Santa Monica en Californie constituera l’étape 3 finale.

Le premier constat, les abords des grandes villes comme Chicago sont embouteillés donc il n’est pas facile d’y naviguer. Quitter Chicago fut donc laborieux mais pas insurmontable.

Il y a du chemin à faire avant de lire Santa Monica sur les panneaux de signalisation. En mode nomade, il faut tout simplement aller le plus loin possible chaque jour avant la tombée de la nuit qui est vers 20h ici.

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imageCette première journée, m’amena après 203 km à Pontiac, petite ville de 12000 habitants environ, pour passer la nuit. imageLà aussi pleins de champs de maïs!

Près de l’hôtel il y a un supermarché Walmart ouvert 24/7. J’ai été frappée par 4 choses :image

  1. la taille du magasin, on en voit même pas l’autre bout!
  2. la taille gigantesque des portions, exemple pizza qui doit faire plus de 60 cm de diamètre, la boîte d’une douzaine de donuts,…! On comprend mieux tous les problèmes d’obésité que connaît la population de ce pays.imageimage
  3. certains prix pratiqués sur certains articles sont dérisoires : le fameux maïs plantè de part et d’autres des routes avec ses épis à 10 cents de dollars pièce!image
  4. la quantité hallucinante d’articles dans ce magasin! Je n’ose même pas penser aux jours d’inventaire! On est vraiment dans une optique de surconsommation ici! Rien qu’à voir le rayon des produits frais, fruits, légumes, viandes,… le gaspillage me paraît vraiment très important! Gaspillage, grand fléau de nos sociétés modernes! J’ai adopté le système course 0 pertes, dont ils font la promotion ici, depuis bien longtemps, en n’achetant que ce que je vais réellement consommer, plus d’achats impulsifs! En ayant, les courses sous contrôle, c’est un geste simple mais efficace pour préserver notre planète!

Gains de miles Flying Blue du jour : + 2400

Day 10 : Michael Jackson’s Birthday

En ce jour spécial du 29 août, naquit il a 58 ans, un génie du nom de Michael Jackson. Etant aux États-Unis, ce jour là, et à Chicago, bien sûre tout était calculé en ce sens, je me devais d’être au 2300 Jackson Street à Gary, Indiana.

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Seuls les maniaques comprennent du premier coup la symbolique de cette adresse. Beaucoup des américains rencontrés à qui je parlais de mon intention de me rendre à Gary, Indiana, me regardaient avec l’air de dire … mais il n’y a rien là bas! Pour beaucoup, ils ne savaient pas que cet endroit avait un quelconque rapport avec le King of Pop. Mais dans mon monde de fan, cette ville est d’une importance capitale, quasiment un lieu de pèlerinage. C’est là que l’on voit que nos connaissances sont limitées à ce à quoi l’on s’intéresse finalement. Beaucoup de gens croient tout savoir sur tout mais cela ne sera jamais le cas. N’en déplaise à certains.

imageC’est dans cette minuscule maison blanche, toute simple, qu’a grandi Michael et ses 8 frères et sœurs. Son parcours montre que l’on peut devenir ce que l’on veut dans la vie, il suffit d’y croire et de travailler pour. Même lui, il a dû travailler très dur jour et nuit, jours après jours pour perfectionner son art et le maîtriser à un tel point que cela en devenait inné. C’est l’un des précieux enseignements que je garde de lui et qui me guide même à l’heure actuelle. Les gens ont malheureusement tendance à ne voir que les résultats sans penser à tout le travail mais aussi les sacrifices qui ont été faits en amont.

imageCela fut étrange comme sensation, de finalement me trouver à cet endroit mythique après avoir attendu cela depuis plus de 23 ans. Toute chose vient à point à qui sait attendre. Moment emprunt d’un mélange de nostalgie, de tristesse, de joie, de stresse, d’excitation… un panache de toutes les émotions par lesquelles je passe en entendant sa voix. Qu’elle me manque cette voix!

imageL’ambiance bonne enfant, sur fond musical Michael Jackson bien entendu, entourée d’autres fans des 4 coins du monde m’a rappelé de bons souvenirs en compagnie de Michael à Londres le 15 juin 2002 ou à New-York le 6 juillet de la même année où j’avais fait le déplacement … juste pour lui. Là aussi, fans de tous pays, de tous âges, de toutes religions, tous réunis grâce à un seul homme, c’était, c’est et se sera toujours ça le pouvoir de Michael Jackson.

Beaucoup le voient juste comme un chanteur, mais pour moi c’est quelqu’un qui a eut beaucoup d’influences positives sur ma vie, dans mes choix, sur la façon dont je vois les choses et le monde. Grâce à ses enseignements, j’avance dans la vie et fais en sorte de ne pas avoir de regrets dans quelque domaine que ce soit. C’est sans doute embêtant d’avoir fait quelque chose et de le regretter par la suite, mais je pense que c’est encore plus atroce de ne pas avoir essayé quelque chose qu’on avait envie de faire car on ne saura jamais quel en aurait été les conséquences positives ou négatives. Cela laisse une trop grande influence à l’inconnu incarné par “et si…” qui hantera à jamais l’esprit de celui qui n’a pas osé. Toujours dans l’optique de ne pas avoir de regrets, j’avais organisé mon voyage juste pour le week-end à Londres au départ de Tokyo avec en main mon ticket pour le 4ème concert de la tournée This is it c’est-à-dire le 18 juillet 2009… mais c’est le destin qui en a décidé autrement.

Je suis chanceuse car sur les millions de fans du monde entier, seule une poignée dont moi a pu faire le déplacement pour ce jour unique,  le 29 août 2016.image

J’ai même donné une interview à une radio locale de Gary. L’animateur était halluciné d’entendre que je venais des Antilles.

Je suis vraiment contente d’avoir fait ce déplacement aujourd’hui, c’est une nouvelle page qui se tourne dans ma vie, avec des nouvelles expectations, dans laquelle Michael occupera toujours une place d’honneur. En tout cas, il a réussi un de ses objectifs, il est  immortel car il vivra à jamais dans le cœur et dans la tête de millions de personnes à travers sa musique générations après générations.

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Anecdote : personne ne peut entrer dans la maison familiale où se reposait aujourd’hui Katherine, la mère de Michael, venue pour l’occasion … sauf le livreur de pizza! Il est arrivé pizzas dans la main gauche et téléphone dans la main droite tout excité mais essayant de contenir sa joie étant professionnel. Il est ressorti de la maison avec un grand sourire, aux anges, et en train de prendre des selfies! Je pense qu’il a dû adorer son job aujourd’hui s’il est fan! Cela prouve que de petits miracles arrivent chaque jour, il suffit d’y être attentif.

Day 9 : Musée Harley-Davidson à Milwaukee

La journée commence la prise en charge de la voiture chez Hertz à l’agence de l’aéroport d’O’hare à Chicago ouverte 24/7. Avec le statut Gold récemment acquis, c’est une toute nouvelle expérience en matière de location que j’ai pu vivre aujourd’hui. À l’accueil on vérifie juste le nom et on vous indique le numéro où trouver la voiture…c’est tout.

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Arrivée devant celle-ci, le moteur tourne déjà et le coffre est ouvert pour poser ses affaires et le tour est joué, prêt pour le départ. Plus de paperasse interminable, une petite bouteille d’eau gratuite pour la route, il y a juste à récupérer le contrat déjà rempli à la sortie et montrer son permis, si en couple, le deuxième chauffeur est gratuit. On ne peut pas faire plus simple. Cela change vraiment des expériences que j’ai avoir dans la Caraïbe.

En route vers Milwaukee, ville où Harley-Davidson puise ses origines à environ 1h15 min de Chicago.
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Pour cette entreprise d’envergure internationale, tout à commencé en 1903, là aussi dans un garage de 3m x 4,5m, avec la simple idée de mettre un moteur sur un vélo afin de concurrencer l’automobile .

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imageLes 4 associés, les 3 frères Davidson et leur ami Harley ont empruntés, à l’époque 170 dollars, pour démarrer leur affaire. C’est la seule entreprise de moto qui n’a pas commencé par l’industrie du vélo comme par exemple : Indian.

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La richesse des documents et de motos d’époque est exemplaire, on aurait presque dit qu’ils avaient tout calculé d’avance là aussi.

Le plus instructif dans cette visite qui a quand même durée 6 heures…fut le fait de découvrir que l’histoire de Harley-Davidson est intimement liée avec l’histoire des Etats-Unis.

image imageLe modèle de série #1.

Ainsi :

  • Les années 1910 : les premiers modèles coûtaient 250 dollars et déjà une utilité pour l’armée pendant la guerre. Ils se lancent dans les vélos sans succès.image imageimage
  • Les années 1920 : déjà un essor international avec des ventes même au Japon.
  • Les années 1930 : grande dépression oblige, les ventes se font rares donc l’accent est mis sur le design, les motos se colorent. imageimageMais très vite les usines sont réquisitionnées à nouveau pour l’effort de guerre.image L’entreprise se rapprochent de la police pour en faire des véhicules de fonction. imageimageLes entreprises se tournent vers des motos utilitaires.  image
  • Les années 1940 : fin de la guerre et retour des soldats, le marketing en fait des motos de loisirs, c’est l’avènement des clubs et des traversées des Etats-Unis, des motos de courses.image
  • Les années 1950 : se sont des motos d’utilité.image
  • Les années 1960 : l’entreprise s’essaie aux scooter, avec l’essor sur le marché des marques japonaises. imageMais le succès ne fut pas au rendez-vous. Ils se lancent dans les voiturettes de golf. Ils se lancent dans la construction de bateaux.    imageC’est la moto des stars comme Elvis Presley.image
  • Les années 1970 : ils construisent scooters des neiges. imageQuand je dis que les américains pensent à tout, dès la création au début du XXème siècle ils ont choisi Harley-Davidson Motors afin de se laisser le champ libre afin d’explorer diverses pistes de diversification de leur activité. Je dis chapeau!
  • Les années 1980 : coup dure, l’entreprise est au bord de la faillite en décembre 1985, mais rebondissement, en 1986, elle est cotée en bourse!image
  • Les années 1990 : Harley-Davidson, c’est aussi les apparitions dans les films comme Terminator avec Arnold Schwarzenegger. C’est l’une des 3 motos utilisées pour le tournage.

imageÉlément marquant dans cette exposition c’est cette Harley-Davidson qui a été emportée par le tsunami du Japon le 11 mars 2011 et retrouvée le 18 Avril 2012 sur la côte ouest du Canada après avoir voyagé plus de 6400 km dans une remorque. Elle n’a pas été nettoyée mais laissée en l’état pour témoigner de l’ampleur de la catastrophe et de l’emprise de la nature sur les créations de l’homme. Pour la petite histoire le propriétaire est en vie.

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L’entreprise prospère depuis grâce à une clientèle de tout âge et de tous horizons. Ce qui leur a vraiment permis de se développer et de grandir c’est le réseau de revendeurs qu’ils ont tissé, dès leurs débuts ils ont misé sur le phénomène de communauté.

image Du bébé motard,…

image…à la grand-mère.

Le clou de la visite, la possibilité de “conduire” gratuitement une des motos. Tant qu’à faire j’ai pris la plus grosse cylindrée, on sens vraiment toute la puissance de ces motos et le son caractéristique du au moteur 2 cylindres en V espacés de 45 degrés. La perfection est dans le détail. Bientôt dans dépaysement express. Le déjeuner aussi fut sympa, bientôt dans choc gastronomique.

J’ai vraiment passé une superbe journée! Une de celles où l’on apprend beaucoup de choses. Je recommande vivement ce musée aux motards … ou simple curieux!

Gain de miles Flying Blue du jour : + 490

Day 8 : Jour de réflexion & préparation

Aujourd’hui le temps n’a pas été la partie, la petite virée en kayak dans la ville est tombée à l’eau! Après 1345km en 3 jours, il est important de bien récupérer. Programme du jour : pas de programme du tout… repos & préparation de la visite au Harley-Davidson Museum de Milwaukee & de la journée du 29 août à Gary, Indiana, journée que j’attend depuis plus de 23 ans.

imageActuellement dans un motel, ce n’est pas du tout l’image que j’en avais. Dans les séries américaines, le motel est présenté comme un lieu peu sûre où il se passe toujours quelque chose de louche. En réalité il n’en est rien, du moins pour ceux qui font partie de grandes chaînes hôtelières. Là où je suis, c’est un lieu fréquenté par des familles, des chauffeurs routiers, à distance raisonnable de l’aéroport et le tout pour un prix raisonnable. Je vois à quel point la télévision peut influencer le jugement, la plupart du temps dans le mauvais sens.

Je me dis aussi qu’il doit être de plus en plus difficile pour les hôteliers indépendants de survivre dans cet environnement super concurrentiel car même si le prix est bas le consommateur attend du service. De plus, maintenant qu’une grande partie des réservations se font via internet sur photos, seuls ceux qui font du profit et qui peuvent donc effectuer des rénovations peuvent rester dans la course. La globalisation a ses bons mais aussi mauvais côtés.

Autre avantage du motel que je ne soupçonnais pas, les plats commandés par téléphone sont livrés directement … à la porte de la chambre. Le service ici reste toujours impeccable. Au téléphone la personne me dit que le livreur sera là d’ici 1 heure. Je me faisait déjà le film me voyant les rapeller car 2 heures après, le livreur ne serait toujours pas et que j’aurais à passer commande de nouveau. À ma grande surprise, 50 minutes plus tard, le livreur sonne à la porte sourire aux lèvres, plats chinois à la main. À lire dans choc gastronomique. Le scénario catastrophe n’a pas eut lieu. Je me rends compte que le service de livraison est une activité à part entière gérée avec professionnalisme et efficacité. Activité tellement développé ici, qu’ils ont des contenants qui conservent la chaleur de façon hermétique mais surtout ils sont faits de telle sorte que rien ne se renverse. Tout est vraiment minutieusement calculé ici. Le moindre détail compte.

Il y a tellement de choses que l’on peut apprendre en voyage! Même en ne sortant pas de la journée, les informations s’accumulent à vitesse grand V. J’adore le fait de pouvoir comparer les standards & normes de là où je viens et ceux appliqués dans le pays que je visite. Afin de ne pas oublier, il est important d’écrire car notre mémoire est très sélective. Les idées se bousculent si vite et s’envolent en un clin d’œil. Toutes les grandes civilisations qui ont prospérées des siècles durant possédaient un système écrit permettant la transmission des connaissances générations après générations. Aux Antilles, on met peu l’accent sur l’importance de la lecture et l’écriture comme moyens de développement personnel mais c’est essentiel pour pouvoir avancer dans la vie. En écrivant, on a la possibilité de revenir sur ses pensées, ses expériences, éventuellement les corriger pour mieux avancer, ainsi de suite. Je l’ai découvert sur le tard mais je suis contente de l’avoir fait car la plus grande richesse de l’homme, c’est le savoir. Une vie ne suffit pas pour pouvoir apprendre, il ne faut donc jamais arrêter quelque soit son âge.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 185

Day 7 : Chicago l’étonnante

Quoi de plus simple pour découvrir une ville que de s’y balader sans but précis et s’arrêter ci et là au gré de ses envies! Ce fut le programme du jour.

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Après avoir pris la navette gratuite de l’hôtel jusqu’à l’aéroport, c’est en métro que je m’y suis rendue aujourd’hui. A l’image de la ville, très colorée, les lignes, elles, portent des noms de couleurs comme la ligne bleu que j’emprunte, la ligne rouge, la rose etc,… Par contre tout comme les adresses un peu complexes, on trouve parfois 2 stations Western ou Harlem sur la même ligne bleu par exemple.

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Mais le système de carte est assez moderne, on reçoit comme carte de métro une carte de débit MasterCard prépayée et rechargeable, avec laquelle on peut effectuer d’autres achats, un peu comme le système japonais.

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Le point de départ de la balade fut la station Clark/Lake, direction Chicago French Market qui se trouve en fait en dessous dans l’espace en dessous du métro aérien. J’aime l’idée de créer une zone d’activité dans un endroit généralement sans vie.Arrivée sur place, pas vraiment de produits français mais de la cuisine internationale c’est-à-dire coréenne, japonaise, grecque, belge,… Malgré la petite déception, je suis contente de voir que la France reste donc un mot vendeur en terme de marketing en ce qui concerne la gastronomie à l’étranger. Faute de produits français à déguster, mon choix c’est porté sur un produit canadien : le sandwich Détroit avec du Pastrami, de la viande fumée dans le style de Montréal. A découvrir dans choc gastronomique.

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Chicago est en perpétuel changement avec des gratte-ciels en construction ci et là. Celui-ci, au 150 North Riverside, de 54 étages est assez ambitieux vue la taille étroite de sa base.

imageC’est une ville super propre et fleurie où le moderne et l’ancien cohabitent.

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Une ville aussi où l’eau a une grande importance et qui se prête bien aux sports aquatiques.

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Le transport fluvial de personnes et de marchandises y est aussi développé.

Au fil de la balade, j’ai découvert :
Le siège du géant aéronautique Boeing.
imageLa mairie en service depuis le début du XXème siècle.

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L’art a une place importante dans les rues de la ville.image
Le Millenium Park avec sa salle de spectacle en plein air. J’aime les villes qui laissent une grande part à la nature.

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Les rives du lac Michigan

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Le début de la fameuse route 66, point de départ de l’étape 2 du voyage.

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Je commence à réellement apprécier Chicago, cette ville étonnante.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 185

Day 6 : première journée à Chicago

La première mission de la journée : ramener la moto à bon port avant 10h30. Avec les indications rentrées dans le GPS, arrivée devant … un parc, que des arbres et donc pas la moindre trace de loueur de moto évidemment. Le GPS me dit gentiment de garer la moto là et de continuer à pieds! Ce n’est pas vraiment ce qui est prévu au programme. Le premier constat, les adresses sont un peu compliquées ici. En fait, le loueur de trouve dans une nouvelle zone industrielle et l’avenue en question se trouve de part et d’autre du fameux parc, d’une première zone industrielle, d’un gigantesque mall et de l’autoroute! Grâce aux indications un peu laborieuses l’agence est rejointe avec quelques minutes de retard mais le retour est fait sans encombre avec un staff super sympa. Étape 1 du voyage : accomplie avec succès.

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Deuxième mission : sortir de cette zone industrielle pour rejoindre le centre de Chicago. Pour ce voyage, j’ai décidé d’essayer Uber, cette entreprise qui fait couler tant d’encre dans tous les pays. C’est pratique! On donne sa position et sa destination et l’application calcule le montant de la course qui est bien en deçà des prix pratiqués par les taxis. On a le prénom, l’immatriculation, les coordonnées du chauffeur ainsi que l’itinéraire le plus court et le tout sans échange d’argent dans la voiture car le tout est prépayé par carte bancaire. Fini les mauvaises surprises lors de paiement, les chauffeurs arnaqueurs ou de mauvaise foi, les détours inutiles,… Je suis devenue fan. Du point de vue de la consommatrice que je suis je dis bravo mais cela se comprend que l’industrie du taxi grince des dents. Je lance la demande de course et Susan l’accepte de suite! Mais comme il fallait s’en douter, vue la galère pour trouver l’endroit moi même, je me doutais qu’elle aurait eu un peu de mal à trouver. Elle devait être là en 4 min mais 15 min plus tard, elle n’était toujours pas arrivée. Malgré mes explications, je voyais l’icône de sa voiture qui tournait en rond. Finalement, elle a tout simplement… annulé la course! Et oui, c’est ça aussi Uber, le chauffeur est son propre patron donc, c’est lui qui décide! Ne pouvant espérer un résultat différent dans les mêmes conditions, je me déplace et c’est finalement Lawrence qui m’emmène au centre de Chicago.

Ma première impression sur
Chicago, la ville de Barack Obama, avec ses 1h en moins comparé à New-York, allie modernité et ancienneté. J’ai vraiment envie d’en découvrir plus.

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En tout cas la première rencontre avec Eataly, marché Italien, fut un succès. A voir dans choc gastronomique.

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Gain de miles Flying Blue du jour : + 215

Day 5 : direction Chicago via l’Indiana

L’objectif du jour : finir la traversée de l’Ohio, passer par l’Indiana toujours via l’interstate West 80 puis rejoindre Chicago via la 90, le tout avant 10h30 pour y remettre la moto.

Jusqu’à maintenant l’objectif du jour avait été atteint. Mais le voyage à moto comporte une variable en plus avec laquelle il faut composer : la météo. Les deux premiers jours mère nature a été clémente avec du beau temps tout le long mais aujourd’hui elle a décidé autrement avec la pluie.
C’est peut-être difficile à croire pour ceux qui ne sont jamais montés à moto mais avec la vitesse, les gouttes de pluie même les plus fines font aussi mal que des petites pierres. Même un papillon de nuit reçu sur la joue fait hyper mal, expérience vécue ce jour. Avec la multiplication des averses, devant trouver un abris dès que possible, la progression en pâti , l‘objectif du jour c’est vite retrouvé irréalisable. D’où l’importance de bien organiser un tel voyage et planifier, même si c’est difficile à quantifier, l’imprévu en ayant des jours de battements pour pouvoir faire face à la situation.

Qui dit objectif irréalisable dit extension de location. J’ai été agréablement surprise et rassurée de voir qu’aux États Unis l’on puisse tout réorganiser (rajouter un jour de location, prendre assurance, prévenir l’agence d’arrivée, payer…) en seul coup de fil et que tout sont pris en compte sur le champ. Pas besoin de repasser derrière.

Niveau paysages, j’ai eu droit aux exploitations de pommiers, mais encore du maïs et la patate douce. En parlant de maïs, il y a l’apparition de centres pivots gicleurs d’arrosage, machine assez impressionnante je dois dire. Mais dans l’Indiana, en se rappro

chant de Chicago, il y avait des fermes bovines, ovines, équines mais aussi de malls, des aciéries, et beaucoup d’aigles et de camions.

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Ce fut une journée riche en rebondissements & moments marrants :

  • Hardee’s et ses hamburgers,… étonnamment bons & El Fast Burrito à découvrir dans choc gastronomique;
  • pause café à Starbucks où je commande un thé et je me dis ils sont trop forts ces Américains, ils n’ont même plus besoin des sacs à thé… et c’est en fait un café que j’ai reçu;
  • la découverte du distributeurs’ à … ketchup XXL, je pense sans me tromper qu’il y qu’ici que l’on voit cela;
  • la conduite en ville aux abords de Chicago n’est pas évidente cela me conforte d’avoir fait le choix de ne pas partir de Manhattan intra-muros d’entrée de jeu;
  • aux abords de Chicago, le GPS qui fait des siennes : prendre la sortie 43D alors que cela ne sert … strictement à rien car il faut aller tout droit. Même si la technologie avance, l’homme restera toujours nécessaire. Il faut aussi voir le positif dans tout car j’ai vu le Chicago résidentiel comme celui que l’on peut voir dans les films.

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La leçon du jour : il faut rester flexible mais prudent à tous moments.

L’image marrante de la journée :

imageJ’ai adoré ce toutou! La classe, non?

Distance parcourue ce jour : 407 km.

Distance parcourue lors de l’étape 1/3 : Weehaken > State College > Maumee > Chicago : 1345 km sur 3 jours donc repos bien mérité à Chicago pour profiter un peu de la ville!

Gain de miles Flying Blue du jour : + 905

Day 4 : direction l’Ohio

Après une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer, le départ fut pris vers 11h30. Aujourd’hui encore, tout comme hier il a fait très beau et c’est tant mieux.

L’objectif du jour : traverser complètement l’état de Pennsylvanie et, toujours via l’interstate 80 West,  arriver à Maumee dans l’Ohio à mis chemin vers Chicago.

En apprenant de la journée précédente, les pauses sont plus fréquentes dont une dans une station essence comme on en voit dans les films près de Philipsburg comme la capitale de la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin. Chose surprenante, l’essence est moins cher…que l’eau.

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Les noms de villes connues comme Pittsburgh, Cleveland se sont défilés.

Contrairement à la Pennsylvanie, le relief de l’Ohio est relativement plat donc pas de changement de température aussi brutaux mais le coupe vent reste nécessaire.

Les paysages qui défilent sont quasiment identiques des fermes mais là avec des Amishs en carriole, des champs de maïs, de patates douces, de pommes de terre à perte de vue, des immenses usines comme Chrysler. Le trafic routier sur cet axe est intense avec des trains routiers, un camion tractant 2 voir 3 remorques ensemble de Fedex ou UPS. Ils cherchent réellement à optimiser le fret ici. En parlant de voitures, on voit très peu de voitures étrangères : j’ai vu une ou deux Porsches, le même nombre de Mercedes, de BMW, de Kia sinon il n’ya que des Ford. C’était aussi la première fois que je voyais une caravane… tracter une voiture de tourisme. C’est une sensation étrange car cette dernière roule mais à vide.

Tout est vraiment démesuré ici, les rayons friandises dans les stations essences, les bidons de 3 litres de thé Arizona,… Ah, l’Amérique!

Pour le déjeuner ce fut un peu mieux après avoir débusqué un Subway. Ce fut quelque peu marrante mais cynique d’y voir une employée de Mc Donald’s y acheter son déjeuner.

Pour cette journée encore, l’objectif d’arriver à Maumee, après 565 km, fut lui aussi atteint.

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Gain de miles Flying Blue du jour : + 1150 miles

Day 3 : direction la Pennsylvanie

L’objectif du voyage : traverser les Etats-Unis d’est en ouest avec pour grandes étapes Chicago, la mythique route 66, Las Vegas et Santa Monica avant de repartir via San Francisco. Un périple de plus de 4500 km.

L’objectif du jour : traverser la moitié de l’état de Pennsylvanie via l’interstate 80 West et arriver à State College une des villes les plus sûres des États-Unis.

Après avoir récupéré la moto dans le New Jersey, il n’y avait pas de meilleur point de départ pour ce Road trip à moto qu’une magnifique vue sur Manhattan du Hamilton Park de Weehawken.

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Avant une telle aventure, il y a toujours une certaine appréhension du fait de l’inconnu. Une fois lancé, on n’y pense plus! On trace sa route. Cela remonte à 13 ans la dernière fois que j’ai emprunté les routes américaines, c’était entre Los Angeles et Las Vegas. Cela met un peu de temps avant de bien se remémorer le fonctionnement de la signalisation surtout lors du changement d’autoroute. Mais après quelques erreurs, on prend vite le pli car sinon il faut rebrousser chemin. Le GPS intégré au iPhone s’avère être un allié très utile pour ce type de voyages.

En cours de route, les plaines et les forêts se succèdent et avec, le changement d’altitude et de température. À moto je suis encore plus sensible au changement de température. Il fait plus froid dès qu’un nuage passe devant le soleil, ou encore entre 2 bois, voir même au dessus des ponts sous lesquels coulent une rivière. On ressent son environnement avec son corps tout entier et les sens sont eux aussi mis à contribution.
Les odeurs, bonnes et mauvaises s’enchaînent sans fin provoquant parfois une sensation de déjà vu. On en prend aussi plein la vue avec les couleurs, les fermes, les champs de maïs à perte de vue, les cerfs, le tout au son d’une Harley Davidson Softail Heritage.

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Le bémol, c’est que niveau repas, il n’y a que des fast-foods dans les aires de repos.  Résultat : poulet frit au déjeuner.

Dans l’ensemble, aucun incident majeur au cours de la journée, juste le ticket du péage que n’a pas été édité donc je pense que j’ai payé plein pot lors du passage à la caisse. L’hôtel a pu être réservé sur place. Ce premier jour, avec son trajet de 373 km, pour arriver a State College, fut épuisant mais inoubliable.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 1353 miles