Day 24 : rêve américain déchu

Ces vacances, qui ont été une vraie aventure nomade au jour le jourdemandent et méritent enfin une partie plus tranquille pour se relaxer. Mais la réalité me rattrape.

Retour vers Santa Monica et sa jetée sur pilotis au dessus de l’océan Pacifique, en bus local cette fois-ci, histoire de se mêler à la population et continuer à profiter des paysages.

image image imageimageC’est une ville très agréable pour  avec un climat assez doux à cette époque, à proximité de la plage.

En parlant de plage, un souvenir vient de flasher dans ma mémoire : la plage de Malibu. J’avais fait tout le trajet en 2003 en bus, une bonne heure à l’allée, histoire de voir ce à qui ressemblait cette plage très médiatisée par l’intermédiaire de la série “Alerte à Malibu”. Arrivée sur place, choc et déception 1 : pas de sauveteurs homme et/ou femme aussi canons que ceux de la série; choc et déception 2 : dans l’idée de me baigner, moi aussi à Malibu Beach, je vais prendre la température de l’eau. Elle était tout simplement glaciale, comme si des glaçons y flottaient. Pour une Antillaise comme moi, habituée à une eau de mer à plus de 22 degrés, il était tout simplement hors de question d’y tremper plus que l’index. Aujourd’hui encore, à Santa Monica, il y avait des braves dans l’eau.

Une dure réalité, m’a frappé aux yeux encore aujourd’hui. Beaucoup de personnes, dans le domaine artistique, de tous les âges, viennent tenter leur chance aux Etats-Unis. La côte ouest, avec la proximité de Hollywood et de ses paillettes, attire beaucoup. Mais malheureusement, tout le monde ne peut pas devenir Beyoncé. Cela m’a frappé le nombre de jeunes dans les rues en train de chanter, de jouer de la musique, de dessiner. Il y a tellement de gens talentueux dans ce pays, que juste le talent ne suffit pas pour se faire remarquer car la concurrence est trop rude. D’autres facteurs comme l’impact visuel qu’on a sur les autres, ses facultés à s’auto-manager, l’élocution, la présentation, le look, l’époque dans laquelle on vit, les personnes que l’on connait et qui nous connaissent, les sacrifices que l’on est prêt à faire… influent beaucoup sur l’accès au statut de star. Trouver toutes ces qualités dans un seul être humain est chose difficile. Seule une infime partie réussira, la partie émmergée de l’iceberg. Beaucoup n’auront pas la chance de réussir tout de suite ou pour d’autres, la grande majorité, ils n’auront pas la chance de pas réussir du tout. Je me mets à la place de ces jeunes talentueux, croisés sur cette jetée, qui cherchent à devenir des stars du show-business. D’un côté, il ne faut pas abandonner pour pouvoir percer, mais de l’autre quand on en arrive au stade d’être sans abri, faut-il encore poursuivre ce rêve? Un vrai dilemme quand on voit la réussite de Halle Berry ou Jim Carrey qui eux aussi, à un moment de leur vie, avant de devenir célèbres étaient sans abris. Les Etats-Unis c’est vraiment le pays de toutes les contradictions. Je souhaite vraiment que le plus grand nombre réussira et vivra son le Rêve Américain.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 530

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