Day 27 : l’envers de Uber

Au revoir Berkeley, bonjour South San Francisco. Encore une fois, j’ai utilisé Uber mais là Rabin, chauffeur depuis 2 ans, m’a ouvert les yeux sur la réalité de son métier.

En recherche d’emploi, afin de subvenir à ses besoins, il est chauffeur à temps plein. Son quotidien : des journées de 13 heures 6 jours sur 7. Je pensais qune les chauffeurs choisissaient leurs courses mais ce n’est pas le cas c’est l’application qui fait la sélection en fonction de la voiture la plus proche même si cela implique 8 min de trajet comme cela fut le cas. De plus, avant de prendre en charge le client, il semblerait que le chauffeur ne sache pas la destination finale. La partie prise en charge se fait à l’aveugle et aux frais du chauffeur. La course entre Berkeley et l’aéroport payé 17,14 $ ayant duré 57 min à cause des embouteillages, du temps passé, du péage de 4 $ à sa charge aussi, de la commission prélevée, ne lui rapporte quasiment rien. De plus à San Francisco, à cause des nombreuses collines, il doit faire réviser sa voiture en temps et en heure, changer huile et freins régulièrement ce qui augmente ses coûts de fonctionnement. De plus, plus la course est loin, plus il y a de chance de faire un retour à vide donc perdre le bénéfice fait à l’aller. Pour lui, même s’il arrive à payer son loyer, les conditions sont difficiles comparées à tous les autres chauffeurs rencontrés jusqu’à maintenant qui font ce travail pour un complément de revenus. Uber n’étant pas une compagnie de taxi, les chauffeurs n’ont pas de couverture sociale offerte, l’assurance auto et tous les autres frais et risques restent donc à sa charge. C’est l’envers du décor que je ne soupçonnais pas où Uber, qui a eut l’idée de lancer une telle plateforme, et le client qui paie moins cher comparé à une course classique sont gagnants. On est finalement sur une relation Win Win Lose. Même si Uber offre des courses de moins en moins chers pour le client, rognant ainsi la marge des chauffeurs, ces derniers n’ont aucun moyen de pression.

imageimageimageHier, je me disais que cela devait être cher d’habiter ici, en feuilletant le quotidien local, j’ai eu la réponse à ma question. Le loyer d’un appartement 2 chambres à San Francisco : 2960$/mois (35520$/an!?!), il faut un sacré salaire pour faire face à une telle charge sachant que les essentiels comme la nourriture, les vêtements pour 4 saisons, le transport,… ne sont pas encore couverts. C’est une super ville mais je ne me vois pas mettre autant dans un loyer.

imageAujourd’hui encore, envie d’un endroit sans touristes. Seule alternative, prendre un bus local direction un mall voisin. Il y avait un magasin nommé “Ichiban kan”.

imageDans le style des magasins où tout est à 100 yens au Japon, que j’adore visiter, il y a pleins d’articles peu communs. Encore une journée de repos bien méritée.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 5325

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