Day 28 : The Lost Children

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Arrivée à l’aéroport en bus local, comme une pro, enregistrement & passage de la sécurité tout c’est fait rapidement. La porte d’embarquement a été changée, cela arrive souvent pour les vols domestiques, mais l’application Delta envoie une notification quand c’est le cas, idem pour prévenir du début de l’embarquement et ce en temps réel et c’est bien pratique. Un vol de San Francisco à Atlanta, rien de plus banal, mais rien ne me préparait à la conversation que j’allais avoir avec Amy ma voisine.

Tout a commencé par l’intérêt que j’ai porté au patchwork en tissu dont elle décorait son short en jean. Elle m’a donc dit qu’elle enseignait les arts créatifs dans des centres pour jeunes filles… [J’étais en train de me dire dans ma tête ceci explique donc cela au moment où elle a rajouté] … victimes du trafic d’êtres humains à but sexuel. WHAT??? De quoi me parle-t-elle là? Je comprends les mots mais tous associés dans la même phrase, c’est plus que surréel. Entendre la même phrase aux informations et de la bouche de la personne à 10 cm de soi, qui est en relation au quotidien à des victimes, est plus que choquant. Tout de suite, on réalise que c’est une réalité bien plus proche que ce que l’on croit. Dans ce monde, à toutes les époques, des gens sans scrupules rodent, tels des prédateurs, à la recherche d’enfants ou autres personnes vulnérables à exploiter. Amy, présidente de
armofcare.net et son équipe sont là pour aider ces enfants à se reconstruire de l’intérieur à travers l’art créatif (décoration de jeans, peinture,…), la musique, la danse, les interactions sociales (aller voir des spectacles, des matchs,…). Avec l’essor d’Internet, qui sert d’outil de recrutement et de vente, c’est un phénomène grandissant aux États-Unis et les enfants exploités sont pour 80% d’entre eux américains, vendus par les propres membres de leurs familles (mères, grand-mères,…) dans le besoin. Les victimes sont pour la plupart âgés de 11-15 ans, âge où les adolescents sont à la fois vulnérables et influençables. La meilleur arme est la prévention en éduquant : les enfants dès le plus jeune âge, les parents, les hôteliers, les voisins, les personnels d’aéroport,… pouvant être amenés à être en contact avec ce genre d’activités et en reconnaître les signes pour mieux les signaler et sauver des vies. Son organisation qui n’a que 4 ans, s’occupe de 200 filles dans le nord de la Califonie uniquement. Heureusement et malheureusement, selon Amy, il y a 4 ans, il y avait environ 50 organisations de ce type, maintenant elles sont plus de 1500 à travers le pays. Beaucoup de bonté mais surtout d’amour émanaient de cette femme extraordinaire investie d’une mission malgré toutes les menaces dont elle est la cible au quotidien.

Les voyages c’est aussi ouvrir les yeux sur le monde et ses problèmes. Je me disais bien que les rues des grandes villes américaines étaient anormalement sûres. Les réseaux se sont reconvertis et sont passés à des activités comme celles-ci ou la contrefaçon biens plus lucratives mais surtout moins faciles à détecter et donc à démanteler.

Dans un registre plus léger cette fois, l’application Delta localise aussi les bagages. C’est bien utile pour les vols domestiques tellement ils sont nombreux. Autre chose frappante à Atlanta ou San Francisco, l’endroit où on récupère les bagages est accessible à tout le monde. C’est assez déconcertant.

Gain de miles Flying Blue du jour : +1800

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