Providenciales ou le tourisme-business

Il est temps de quitter Miami, la ville tentaculaire, pour la discrète, mais pas tant quand on voit ses performances, île de Providenciales, dans l’archipel de Turks & Caicos aux Antilles Britanniques.

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Ce n’est pas un archipel très connu parmi les Antillais des îles françaises à mon avis. Il est à 1h15 de vol au sud est de Miami, donc au sud-est des Bahamas, à mi-chemin au nord de Cuba et Haïti. Il y a 7 îles principales : Providenciales, North Caicos, Middle Caicos, East Caicos, Grand Turk, Salt Cay, South Caicos et de nombreux îlots. Ce sont des îles britanniques, on y parle anglais, on roule à gauche mais la monnaie c’est le dollar Américain.

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Avec ses 35000 habitants, c’est un lieu aussi très cosmopolite avec des locaux appelés “belongers” (descendants d’esclaves africains amenés par les Loyalistes après la révolution américaine et d’autres esclaves amenés des Bermudes, de République Dominicaine, de Cuba et d’autres îles afin d’exploiter le sel), des expatriés européens, américains et autres personnes du monde entier.

L’île de Providenciales a été développée de façon très organisée :

  • à l’ouest, l’aéroport et Downtown.

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  • au nord-est Grace Bay avec 99% des hôtels Resort, un petit village commercial et plus de 50% des 75 restaurants de l’île, ainsi que le golf.

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  • à l’extrême nord-est une zone résidentielle haut de gamme Emerald Point où on peut amarrer son bateau devant chez soi, cela va de soi.

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  • au sud-est, une autre zone résidentielle haut de gamme et le seul Resort de la zone The Shore Club qui est simplement magnifique avec mes sols en travertin. Ce penthouse de 3 chambres avec vue se loue à partir de 4500 USD en basse saison et plus de 10000 USD… la nuit, évidemment, en haute saison. Le personnel est au petit soin que l’on soit client ou simple visiteur. Je demande les toilettes on ne me dit pas de façon nonchalante que c’est par là mais l’employé quitte son poste pour m’accompagner à mi-chemin alors que c’est simple à trouver. Cela c’est du service. C’est un autre monde.

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Il y est aussi simple de s’y diriger avec une route principale ponctuée de ronds-points. Dans la zone de Grace Bay, je n’ai pas senti une once d’insécurité! Il y a un poste de police au cœur même du village. C’est organisé pour que les touristes du plus modeste au plus fortuné, principale source de revenus pour l’île, passent des vacances tranquilles et surtout reviennent ou recommandent l’île. C’est cElan le cœur d’un business. Il faut que les acteurs du tourisme de notre île comprennent que la destination Guadeloupe n’est qu’un produit parmi tant d’autres dans la Caraïbe avec une compétition féroce et qu’on doit élever notre niveau de service (hôtels, taxis, magasins, restaurants ou simples habitants car c’est l’affaire de tous) pour attirer et fidéliser une clientèle plus internationale à fort pouvoir d’achat. Quand je vois que l’office du tourisme dépense des sommes vertigineuses pour des spots publicitaires, très attrayants ma foi, alors que les bases même d’un tourisme traité comme un vrai business tourné vers un service de qualité, et non une industrie de servitude, ne sont pas acquises. L’éducation des jeunes générations mais surtout la formation du personnel, sont nos clés de succès car le tourisme est l’industrie du XXIème siècle. On n’a aucune autre industrie à forte valeur ajoutée donc on ne peut pas se permettre de passer à côté ou de perdre le tourisme et actuellement avec l’insécurité grandissante je ne sais pas où on va!

Dernier jour chez l’oncle Sam

La conférence à laquelle je suis venue assister a pris fin hier. Aujourd’hui marque donc mon dernier jour à Miami. J’en ai profité pour aller à Bayside, mini centre commercial proche de mon hôtel actuel en attendant l’heure du prochain check-in afin de pouvoir changer d’hôtel. Ici le tourisme et les loisirs sont un vrai business, tout est fait pour que l’oncle Sam vous pointe du doigt en disant “I want you…r dollars”!

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Pour les loisirs on a l’embarras du choix rien que dans ce petit centre commercial de Bayside qui est couplé à une marina : sortie en speed boat, mini croisière, évidemment shopping et restauration. Même si on est là pour quelques heures, petits et grands y trouvent leur bonheur.

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Chaque état a son propre taux de taxation. Pour la Floride, on est à 6% de taxes pour l’état et 1% de taxe locale soit 7% de “sales tax”. Le prix affiché n’étant jamais le prix final, il faut donc toujours prévoir quelques dollars en plus dans son budget. Parmi tous les états américains, seuls 5 n’ont pas de sales tax : l’Alaska, l’Oregon, le Montana, le Delaware et le New Hampshire. J’en ai visité aucun pour l’instant, mais l’Alaska pour ses aurores boréales et ses croisières parmi les icebergs ainsi l’Oregon pour son côté nature et l’Oregon Trail, route des pionniers, me tentent bien. La liste des aventures futures ne cesse de s’allonger!

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En voyage aux États-Unis, on ne peut pas passer outre les tips ou pourboires. On ne sait jamais vraiment quoi donner généralement c’est entre 10% et 20% de l’addition. Pour ce voyage-ci, j’ai trouvé que la plupart des restaurants incluaient ceux-ci dans la note à un taux entre 15% et 18%. C’est pratique ainsi, mais cela fait mal de laisser 18 % de tips à un serveur qui vous balance Les couverts ou la boisson  sur la table quasiment le dos tourné ou une serveuse qui vous demande si vous avez choisi à la seconde où vos fesses ont touché la chaise et que vous avez mis une main sur le menu (je n’exagère même pas en plus) et qui revient à la charge au moins 6 fois avec la même requête en l’espace de 10 minutes! J’ai vraiment halluciné! Maintenant en rentrant dans un restaurant, en regardant l’attitude des serveurs, j’arrive à détecter, sans trop me tromper, l’ambiance “Service Included”.

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Cette Harley Davidson Softail me rappelle de bons souvenirs. Depuis ma traversée des Etats-Unis à moto l’an dernier (à découvrir ici), pour les petits déplacements, j’aime utiliser Uber. Pour me rendre à mon hôtel près de l’aéroport, c’est Persia, une Cubaine, qui m’y à emmener. Elle est aux États-Unis depuis 20 ans mais ne parle pas anglais elle comprend si on parle lentement. Elle me disait qu’elle ne veut plus jamais allé à Cuba car les gens là-bas n’ont rien. Mais en même temps elle me dit qu’ici la vie est dure car il faut de l’argent pour tout payer, elle travaille à l’aéroport en semaine et arrondit ses fins de mois avec Uber le week-end. Quel paradoxe!

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Changement d’ambiance et de cadre avant mon voyage vers Turks & Caicos demain.

Mon rêve américain 22 ans plus tard

Adolescente, je me souviens que je voulais vivre et travailler aux États-Unis. Je pensais même à lier l’utile, le travail, à l’agréable, les voyages, en tentant ma chance sur un bateau de croisière. Ce pays que j’aimais tant jadis ne m’attire absolument plus aujourd’hui pour y vivre.

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Pourtant Miami est vraiment une ville comme je les aime : cosmopolite, vivante, pratique avec son metromover gratuit et où les gens sont sympas! On a l’impression d’être à Puerto Rico mais avec un environnement plus moderne rempli de gratte-ciels, de routes à 4 voies, … Ici c’est l’espagnol qui domine dans les rues. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui habitent et travaillent ici mais qui ne parlent pas un mot d’anglais.

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C’est dans ce Holiday Inn à Downtown Miami où j’ai séjourné il y a plus de 20 ans lors de mon tout premier voyage aux États-Unis qui incluait aussi une escapade à Disney World & Sea World Orlando, les Everglades et aussi la NASA. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était le premier contact réel avec ce pays qui me faisait tant rêver. Je me voyais déjà vivre à Miami ou New York. Le rêve est une chose et la réalité en est une autre car l’image que l’on se fait d’un pays est souvent biaisé, en mal ou en bien. Dans, mon cas, le pays qui a vu naître Michael Jackson ne pouvait qu’être merveilleux à mes yeux.

Mon point fort a toujours été les langues mais en y réfléchissant bien à l’époque déjà, j’ai été lucide de me dire qu’ici on ne réussi pas juste avec la maîtrise de langues étrangères et sans ce talent en plus qui permet de se démarquer de la masse, je ne suis ni chanteuse, ni sportive, ni chercheuse. Malgré mon jeune âge, je pense avoir pris la bonne décision en me tournant vers le Japon là où mon talent pour les langues couplé par la suite au commerce international m’ont permis d’avoir des cartes rares en main; plus rares que ce qu’elles auraient été aux États-Unis.

Actuellement plein de points me dérangent en ce qui concerne ce pays, beaucoup plus nombreux que les points que j’apprécie encore, et font que j’ai bien fait de ne pas poursuivre cette voie. Parmi eux :
– la société de consommation à outrance où tout se vend comme des ventilateurs portable à mettre autour du coup, qui a réellement besoin de cela? Tout est fait pour qu’on dépense sans compter.
– la malbouffe : dans un restaurant je demande du jus on me propose du Coca Cola, du Sprite etc…
– le gaspillage alimentaire : une portion ici correspond à un repas pour 2 personnes mangeant normalement
– le manque de couverture sociale : les gens de la classe moyenne et en dessous n’ont quasiment pas le droit de tomber malade car les factures sont salées. Cela doit être dans plusieurs cas le point de départ d’une décente aux enfers,
– le prix de la nourriture “saine” : 3 USD le litre d’eau avec des nutriments alors que pour beaucoup moins on a 3 litres de sodas, 8 USD le verre de jus de fruits frais, 1,5 USD une poire alors que l’on achète un gros paquets de chips pour moins et j’en passe. Une famille nombreuse avec peu de moyens se tournera plus facilement vers cette nourriture peu saine mais qui rentre dans son budget. J’ai l’impression que tout est fait pour rendre les gens malades afin que l’industrie de la santé se remplisse les poches.

Plus jeune, ces critères n’étaient pas importants mais avec l’âge je me rend compte qu’ils déterminent la qualité de vie et ce n’est pas le style de vie que j’aurai aimer avoir. La plupart des gens que je croise ici ne m’ont pas l’air heureux alors que je le suis aujourd’hui.

Quand on y réfléchit bien ce n’est pas facile de percer ici quand on est noir dans la réalité des choses. Même si certains ont réussi, l’ex Président Obama est là pour témoigner que le rêve américain existe. J’aimerais bien lire son autobiographie pour savoir le prix de ce succès et les sacrifices qu’il a du faire pour réussir. Beaucoup de laissés pour compte de la société ici sont des personnes de couleur non métissés, hommes et femmes, qui errent dans les petites rues de la ville, les parcs. C’est vraiment étrange comme constat. Lors de mon premier voyage le personnel des hôtels par exemple étaient Afro-américains et Latino-américains mais maintenant il est presque à 100% Latino. Les Latino-américains, les Asiatiques semblent avoir trouvé leur place dans cêtre société alors que les Indiens d’Amérique et les Afro-américains, historiquement là depuis plus longtemps, semblent condamnés à errer. Est-ce parce que les Latinos et surtout les Asiatiques sont des peuples soudés qui s’entraident, contrairement à nous?

La vie et les choix que j’ai fait jusqu’ici font que je ne saurais jamais quelle tournure aurait pris mon rêve américain. Mais c’est sans regrets!

En route vers les États-Unis de Trump : Miami

Les choses les plus impensables semblent s’enchaîner ces derniers mois, Trump Président des États-Unis, Marine Le Pen au second tour de nos élections présidentielles. La démocratie peut vraiment prendre des tournures qui font froid dans le dos car c’est la majorité, qu’elle ait tord ou raison, qui décide. Mais c’est aussi là le signe que nos sociétés vont mal.

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Aujourd’hui, réveil quelque peu matinal, 4h15, pour un départ à 8h direction Miami ou les États-Unis de Donald Trump justement pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir. On ne sait pas trop à quoi s’attendre déjà à l’immigration, même en étant touriste, de par la couleur de sa peau, l’origine de son nom, son pays de naissance, sa religion, ses précédents voyages, tout cela au XXI ème siècle. C’est juste surréaliste!

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Mais malgré les nouvelles circonstances, cette fois encore, tout c’est bien passé à l’immigration. Quelque fois, on se mine l’esprit avec l’idée que l’on se fait de quelque chose alors que la chose elle même n’est pas si terrible que cela. Il faut toujours oser aller de l’avant.

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La ville, quant à elle, change de visage en un temps record avec toutes les constructions qui vont bon train. Je ne reconnais plus le Miami que j’ai quitté il y a à peine 1 an.

Gain de miles du jour : 3985 miles Flying Blue.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille

“La vie est vraiment simple, mais nous insistons à la rendre compliquée” disait Confusius il y a des siècles et c’est tout à fait vrai de nos jours. Ces derniers mois ont eut des hauts et des bas mais afin d’avancer il ne faut pas rester sur une mauvaise expérience passée. En se recentrant sur ses priorités et ce qui est vraiment important, le bonheur est à portée de main. Il ne faut jamais oublier qu’on est l’architecte de notre vie.

Cette absence ne veut pas dire que je n’ai pas voyagé ou continué d’accumuler mes précieux miles :

Janvier : voyage à Nevis & 1973 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

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Février : voyage à Tortola &  3292 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

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Mars : mois sans déplacement et plutôt calme niveau miles avec 561 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

Avril : déjà un voyage à Antigua & 4396 miles Flying Blue de différentes sources déjà en poche.

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D’autres voyages sont prévus dans la foulée comme Miami J-2 ou Turks & Caicos J-8, mais aussi une escapade dans le sud de la France et le nord de l’Espagne en mai.

De nombreuses découvertes en perspective.