Quand Providenciales met K.O. la Guadeloupe

Quand je suis en voyage, j’aime à comparer ce qui se passe sur place à ce qui se passe sur mon île natale car je suis persuadée que le monde entier dispose de clés pour le développement de la Guadeloupe. À Providenciales c’est le cas.

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Le niveau de vie est horriblement cher tout comme à St-Barthélemy mais cela permet en quelque sorte de trier la clientèle sur le volet. Un plat d’accras de lambis à 16 USD, bouteilles d’eau de 1,5l à plus de 3 USD ou la boîte normale de sardines à l’huile 4 USD au supermarché, hôtel moyen de gamme où la connexion internet est catastrophique à plus de 200 USD la nuit et j’en passe. À tous ces prix on rajoute 12% de taxes gouvernementales et les tips quand cela est applicable.

Peut-être que je n’y prête pas attention mais en arrivant à l’aéroport en Guadeloupe je n’ai pas encore vu de magazine gratuit format A4, dans notre cas bilingue, avec une impression haut de gamme, permettant de faire découvrir l’île, son histoire, la géographie, les plages, les loisirs, les restaurants, les hôtels, les bijouteries de luxe où le diamant est roi, les événements annuels,… Peut-être tout simplement que cela n’existe pas encore. Où encore un guide bilingue de tous les restaurants de l’île par zone avec présentation rapide des menus, recettes et les points fort des restaurants de telle sorte qu’ils ne se fassent pas concurrence entre eux. Ce qui est dommage c’est que si un se lance dans cette aventure, 10 autres copieront.

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Turks et Caicos, tout comme les Bahamas, étaient un gros exportateur de lambis. Mais la surpêche, la facilité des captures au moment de la reproduction période à laquelle ils se regroupent à des endroits précis, destruction de leur habitat par les hommes ou les cyclones et j’en passe font que les stocks sont en constante diminution, l’espèce est donc aujourd’hui menacée. Aux Keys, non loin de Miami, l’espèce a disparu dans les années 1970. On ne se rend jamais compte à temps de la fragilité de nos écosystèmes et de l’importance de gérer nos stocks de façon raisonnable et responsable. Mais afin d’essayer d’y remédier il y a une ferme au nord-est de l’île depuis 1984 qui élève des lambis et serait la seule au monde. Même si l’activité est en déclin suite aux dégâts causés par le cyclone Ike en 2008, c’est une activité à forte valeur ajoutée que l’on pourrait développer pour ne plus importer du lambi de je ne sais où et qui pourrait contribuer à booster nos exportations et notre économie. On la matière première qui sont les lambis, leurs œufs et la mer mais aussi la matière grise que sont nos biologistes. Même si le taux de réussite est supérieur en élevage alors que dans la nature seul 1 œuf sur …. 500000 devient un adulte, cela prendra du temps avant d’être une activité qui rapporte. Mais il faudra aussi compter sur le civisme de mes compatriotes pour ne pas les voler à maturité après 3-4 ans de dur labeur. Cela c’est une autre paire de manches. De plus, ils font de l’artisanat comme des cendriers ou des bijoux avec les coquilles. Et cerise sur le gâteau, les lambis peuvent produire des perles roses qui sont les plus rares et chères au monde et les joailliers les plus prestigieux, comme la marque japonais Mikimoto, s’arrachent ces perles de qualité extra avec un motif de flamme prononcé à plus de 25000 EUR pièce à l’achat. Le lambi, 3 activités en 1 en plus d’être le délicieux qu’on aime tant? Ici un extrait de “la perle rose” diffusé sur Thalassa en 2013.

Une autre initiative qui peut faire la différence pour nos enfants dans le futur : adopter un corail pour 50 USD pièce, opération qui peut se faire en ligne. Chaque corail adopté sera identifié par un tag, un certificat et une photo pusing transplanté. Si celui qui adopte est sur place il peut aider à transplanter son protégé. Pour info, l’élevage et la multiplication de corail a été développé par un japonais, Mineo Okamoto, biologiste à l’université pour la science et la technologie marine de Tokyo à partir de 2002.

Encore une autre initiative intéressante en faveur des chiens errants cette fois-ci. Ils sont recueillis, plus de 500 par an et aucun n’est tué, et les touristes peuvent pendant leur séjour : les prendre temporairement avec eux dans leur villa, les emmener se promener à la plage pour les socialiser,… Les plus chanceux pourront être adoptés et s’envoler vers les États-Unis ou le Canada. À St-Martin aussi I love my island dog procure ce service.

Il y a vraiment beaucoup de choses qui peuvent être faites : “to make the world a better place” comme le chanterai Michael Jackson.

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