Day 19 : rencontre magique avec une Navajo & la Nature

Cette journée entre le Nouveau-Mexique et l’Arizona longue de 470 km a été tellement riche que je ne sais pas part où commencer.

Après avoir quitté Albuquerque sous un ciel nuageux, vers 10 heures direction l’Arizona une pause essence était de mise. Je n’aurai jamais imaginé qu’une station essence pourrait être le lieu d’une rencontre magique : Erlene de la tribu Navajo. Elle est née en Arizona mais étudie la diététique et travail chez un opticien mais aussi à la fameuse station essence au Nouveau-Mexique. Elle m’a raconté avec passion et fierté l’histoire de son peuple comment il a été opprimé, décimé, réduit en esclavage et expropriés de ses terres. Elle m’a conseillé d’acheter le livre Long Walk of the Navajo qui raconte la déportation de son peuple à partir de 1864 de l’actuel Arizona vers Fort Sumner au Nouveau-Mexique, ville traversée la veille. Le peuple Navajo n’a jamais baissé les bras et a finalement récupéré ses terres. Aujourd’hui ils ont la plus grande réserve s’étendant entre l’Arizona, le Nouveau-Mexique, l’Utah, le Colorado dont la capitale est Window Rock m’a-t-elle dit. Ils ont leur propre gouvernement et économie moderne basée entre autres sur le tourisme, l’artisanat, la confection de bijoux en turquoise et argent, l’exploitation de gisements de pétrole et de minerais. Fait surprenant, elle m’a parlé de sommes d’argent venant du gouvernement des États-Unis. En faisant des recherches, il s’agit de la somme de 554 millions de dollars qui leur a été payé en 2014 à titre de réparation pour la mauvaise gestion de leurs terres. C’est un différent qui durait depuis plus de 50 ans. La patience et la persévérance paient toujours et c’est ici un bel exemple. Pour elle, son peuple viendrait d’Australie car il y aurait beaucoup de similitudes avec d’autres peuples de là bas par exemple dans leurs coutumes voir même l’utilisation de leur habitat traditionnel le Hogan. Leurs coutumes et croyances sont riches. Elle m’a appris que le ciel c’est la figure du père, la terre celle de la mère. Autre fait surprenant, ils ont des interdits alimentaires, les Navajos ne sont pas sensés manger de poissons, de fruits de mer ou tout ce qui vit ou a un rapport avec l’eau. C’est un tabou car ces êtres sont considérés comme sacrés pour ce peuple venant du désert où l’eau est très rare. Mais tiraillée entre modernité et tradition, ma chère Erlene adore mander les fruits de mer surtout le crabe et le saumon et son rêve serait de déménager à Seattle près de la mer. Mais un jour, elle s’est réveillée ne pouvant plus marcher et a été voir son Chaman. Celui-ci a pu la soigner mais lui a dit que cela venait du fait qu’elle avait bravé l’interdit et mangeait ces aliments sacrés. J’ai aussi appris mon premier mot Navajo : Ya’àt’héé qui veut dire bonjour. J’ai vraiment adoré discuter avec elle, ces quelques minutes d’échange valent tout l’or du monde! Cela m’a donné encore plus envie de découvrir plus en profondeur l’histoire de son peuple mais aussi la mienne, en connaître plus sur mes origines. Les rencontres en voyage ont vraiment le pouvoir de changer le cours d’une vie d’où l’importance pour moi de parler la langue du pays.

De retour sur la moto, le paysage qui défilait devant mes yeux était celui des films de western que je regardais étant enfant. De grandes étendues naturelles arides, de vastes plaines désertiques représentant le Far-West où l’homme et la nature sont en perpétuelle lutte. Petit détour obligé à El Rancho Hôtel à Gallup sur la route 66 avant de quitter le Nouveau-Mexique. Cet hôtel a accueilli pendant des années des stars de western en tournage à proximité comme John Wayne et même le futur Président des États-Unis : Ronald Reagan.image

Mon premier souvenir avec l’Arizona remonte à mes années collège. Je devais y faire un voyage linguistique à Tucson, mais le projet avait avorté. Mais cette fois-ci, m’y voici enfin. À peine arrivée dans cet état, que voici déjà un décor majestueux qui ne laisse pas indifférent. Il fallait impérativement que je m’arrête pour contempler Painted Cliffs à Lupton dans la réserve des Navajos. Aux pieds de cette falaise se trouve un centre Navajo où ils vendent des bijoux, accessoires, poteries et autres objets d’art. Une fan des pierres comme moi car croyant en leurs pouvoirs, ne pouvait que se laisser tenter par les bijoux en argent & turquoise.

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Ayant de nouveau changé de fuseau horaire en gagnant une heure de plus, ce facteur fut déterminant, car plus de temps, pour ce qui allait être la plus belle balade à moto que j’ai jamais faite de ma vie. Elle s’est déroulée dans le parc national Petrified Forest, s’étendant le long d’une route de 45 km. A chaque détour, chaque

courbe j’ai été est éblouie par la beauté des lieux. Des magnifiques canyons de terre rouge : image

Tiponi Point

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Tawa Pointimage

Kachina Point

Des montagnes avec des couleurs si chat

oyantes qu’on aurait dit qu’elles sont peintes. Le lieu mérite bien le nom de “Painted Desert”.

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Des vestiges de la route 66 qui coupait celle du parc.

imageMais pour moi, le moment le plus fabuleux de la balade fut la découverte des troncs d’arbre pétrifiés.

image imageCe fut extraordinaire de voir comment la nature a le pouvoir de transformer les choses. Difficile d’imaginer que dans ce décor actuel désertique, jadis s’étendait une forêt verdoyante dont le bois fossilisé, là juste devant mes yeux et à portée de main, est une preuve. Le bois qui est déjà une matière magnifique à été transformé, au cours de millions d’années, en une autre matière aussi magnifique qu’est la pierre.

image imageJe n’en reviens pas de toutes ces couleurs , ces textures, ces motifs. Le silence, qui régnait dans ces lieux m’ont apporté paix, joie et douceur. Tout simplement inoubliable.

De plus, le temps qui était nuageux jusque là a laissé place, au moment de sortir du parc, à un beau coucher de soleil. Rien de tel pour finir la journée en beauté.

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Day 18 : Santa Fe, “the city different”

Après avoir bouclé à nouveau une extension de 2 jours car il faudra bien cela pour arriver à Las Vegas et changer la date de prise en charge de la moto de l’étape 3, me revoici sur la route.

Aujourd’hui départ vers 10h, soit une heure un peu plus tôt que d’habitude. Il fait super beau mais un peu frais, 18 degrés Celsius. Le beau soleil me fait parfois oublier qu’on est déjà bien avancé dans l’automne. Au passage, je dois avouer qu’au niveau des températures, il est difficile de s’habituer aux degrés Fahrenheit car n’étant pas un multiple cela n’est pas aisé de trouver l’équivalence entre les deux.
Le paysage sur la route vers Santa Fe via l’interstate 40 est beau, on y aperçoit enfin du relief avec des montagne, des canyons, des prairies avec de jolies fleurs jaunes où violettes. Malgré le froid glacial qui règne sur la moto à cause du vent, je savoure chaque moment de ce paysage unique.

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imageAprès avoir quitté l’interstate et emprunté une route secondaire sur plusieurs kilomètres, les maisons en terre commencent à faire leur apparition de part et d’autre. L’architecture y est vraiment différente, même les stations services à l’entrée du comté sont faites ainsi. Santa Fe se rapproche. Cela ne se ressent pas au fil de la route mais la ville se trouve à plus de 2100 m d’altitude. C’est la capitale du Nouveau-Mexique.
Cette ville abritait jadis de nombreuses tribues Amérindiennes, comme les Navajo, les Hopi, qui pour certaines étaient là bien avant Jésus-Christ, bien avant la colonisation européenne des États-Unis. La ville dans sa version moderne est propice aux artistes, beaucoup y habitent, l’art est partout dans les rues, c’est après la ville de New-York le plus grand marché pour l’art du pays, plus de 200 galeries, des dizaines de musées, de nombreuses bijouteries proposant des œuvres avec la pierre Turquoise, sacrée pour les Amérindiens. C’est une ville de villégiature très appréciée où la culture et la gastronomie ont une part importante.

La visite du musée sur l’art et culture des Américains natifs était très enrichissante mais malheureusement le temps a défilé trop vite. I’ll Be Back.

image image image image imageDeux choses sont sûres j’ai envie d’en savoir plus sur l’histoire des ces peuples et rendez-vous est pris pour une nouvelle visite lors d’un prochain voyage aux USA en combinaison avec le Grand Canyon. C’est une de ces rares villes avec laquelle j’ai senti une connexion après seulement quelques heures passées, une envie d’en savoir plus, une envie d’y passer plus de temps. J’ai vraiment été agréablement surprise par cette ville et ses habitants très ouverts.

Le temps file à une vitesse incroyable quand on fait quelque chose d’agréable. 16h, déjà l’heure de se diriger vers l’interstate 25 South, direction Albuquerque pour y passer la nuit. Sur les panneaux de signalisation, je peux lire la direction de Los Alamos.  C’est l’endroit où, dans le cadre du projet Manhattan, ont été menés les tests de la bombe atomique avant que les États-Unis ne prennent la décision de la larguer sur Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945 au Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale. Pour moi qui suis très proche de la culture Japonaise, et qui ai visité ces deux villes au destin hors du commun,  cela fait un pincement au cœur.
Mais le Nouveau-Mexique, c’est aussi Roswell, ville connue du fait des rumeurs relatives au crash d’un OVNI en 1947.

C’était une magnifique journée jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Ne pouvant plus avancer, obligation de s’arrêter à une station service pour s’abriter pendant plus d’une heure. C’était l’occasion d’entendre certains Amérindiens parler leur langue entre eux. Il y a tellement de tribues, de cultures différentes, pour moi qui adore l’apprentissage des langues, ce fut aussi intéressant que fascinant d’être au contact, ne serait-ce que furtivement, d’une langue résultant d’une culture orale millénaire mais qui, malgré les aléas de l’histoire, est toujours vivante à l’heure actuelle. J’aurai voulu pouvoir en percer les secrets.

Les rencontres furent nombreuses dans cette ville, mais la rencontre du jour pour moi : celle avec une jeune et très jolie policière, sans doute Amérindienne. Pendant que je me dirigeais vers les toilettes, cette dernière arrivée avant moi, me cède sa place, à cause de : son équipement et son uniforme. Selon elle cela prend beaucoup de temps pour tout enlever et remettre correctement. Ce fut marquant, car en voyant des agents dans leurs fonctions, on ne pense pas forcément à leur quotidien, chose qu’elle m’a fait toucher du doigt grâce à une rencontre aussi éclair qu’innatendue.
Aux termes de ces 278 km parcourus, ce 6 septembre fut réellement une journée riche comme j’aime en passer.

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Day 17 : parcours semé d’imprévus

Aujourd’hui l’objectif est d’atteindre la ville de Santa Rosa au Nouveau Mexique en faisant un détour par Fort Sumner.

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Le premier arrêt fut à Cadillac Ranch, une sculpture constituée de 10 épaves en plein milieu d’un champ. Elle montre l’évolution de la marque entre les années 40 et 60. Cette sculpture existe depuis 1974 mais a changé de localisation depuis sa création. Elle est en perpétuelle évolution car des artistes de tous bords viennent la taguer régulièrement, lui donnant ainsi une nouveau visite au fil des inspirations. Actuellement, une des épaves est ornée de Pikachu, est-ce l’influence du jeu virtuel Pokemon Go?

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Aujourd’hui encore une séance avait lieu sous mes yeux et ce fut la naissance de ce smiley faisant penser à une inspiration de type Halloween..

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Moyen d’expression intéressant, il fallait y penser!

Maintenant, direction Fort Sumner, lieu où le célèbre et légendaire hors-la-loi du XIXème siècle Billy The Kid a sa tombe. Pour y parvenir, décision est prise de quitter la route 66 et de prendre une route secondaire la 60 West.

Jusque là tout se déroulait bien, mais, un voyage sans imprévus n’est pas un vrai voyage! Comme dans la vie, même si l’on planifie, les imprévus sont toujours au programme, ils donnent du piment au quotidien. Comme des mini-tests, il faut les accepter, donc savoir composer avec et les surmonter pour continuer à aller de l’avant comme à moto.

Premier sur la liste, l’essence! Sur cette route secondaire où l’on ne croise que des vaches et des chevaux comme seuls êtres vivants, les kilomètres défilent et l’aiguille se rapproche dangereusement du rouge, toujours aucune station. La seule option dans ces cas là : rouler, aller le plus loin possible avec l’essence disponible avant le moment fatidique. Cette fois la panne était presque imminente, j´étais à deux doigts d’appeler l’assistance d’Eagle Rider pour qu’ils ramènent de l’essence! Et oui, forts de leur expérience et un business model solide, ils pensent à tout dans cette entreprise! Pour 10$ par jour, ce risque est couvert, j’ai pensé que cela pourrait être utile surtout lors de la traversée du désert qui s’annonce. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. Mais coup de chance, station en vue! Sauvée!

En route vers Fort Sumner sur les traces de Billy The Kid!

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Des plaines arides à perte de vue! Dire que les États-Unis sont grands paraît une évidence mais il faut l’expérimenter pour vraiment en prendre la mesure. Pour la petite comparaison, on pourrait y caser plus de 9 millions de fois mà chère petite Guadeloupe. Rouler des heures & des kilomètres durant avec exactement le même paysage, c’est une réalité saisissante! Pendant le trajet, le fait même de changer de fuseau horaire est hallucinant. Je n’y avais pas pensé, mais c’est la première fois que je change de fuseau horaire…par voie terrestre. Venant d’une petite île, c’est encore plus impressionnant. Dans ces cas là, on se sent vraiment petit, cela permet de garder les pieds sur terre.

Après un petit détour de 62 km, arrivée devant les portes du mémorial et là … fermées! C’est le second imprévu couplé à une triple malchance : 1/ c’est  Labor Day aujourd’hui donc férié, 2/ le mémorial est fermé les lundis et mardis, 3/il est 16:30 et les portes ferment normalement à 16:30. Dans tous les cas de figure, ce n’était pas possible, il y a des jours comme cela où rien ne tourne rond.

Après l’interminable ligne droite au milieu de nulle part, au détour d’un virage, enfin l’hôtel. Le Quality Inn à Santa Rosa, petit ville de 11km2 seulement pour moins de 3000 habitants, dans le comté de Guadalupe. Ce fut le lieu du troisième imprévu sur la liste : dans la chambre, 1/3 ampoules qui fonctionne, le frigo HS, les savonnettes usagées… remballées, le cadavre du cricket près du lit, la serviette à main usagée qui traîne sur le WC, le besoin d’avoir des talent de contorsionniste afin d’attraper papier WC et le meux leur pour la fin:  l’inverseur douche/bain où il faut tirer sur le bec du robinet. Heureusement qu’il y avait la photo explicative car même avec un bac + 5 je n’aurai pas trouvé le fonctionnement de moi même tellement le système est tiré par les cheveux!
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Mais il y a toujours du positif même quand une journée n’est pas comme on l’espère. Ce fut le dîner au Silver Moon Café aux abords de la route 66 et qui existe depuis 1959 et qui sert des plats mexicains et américains. Un vrai délice à découvrir dans choc gastronomique.

imageLe voyage, c’est aussi des rencontres aléatoires. La rencontre du jour fut un homme d’une soixantaine d’années, de Californie, fan de motos et qui en connaît un rayon sur le sujet. Il a une Harley-Davidson de 1948, ce fut agréable de discuter avec lui. Les motards aux États-Unis, de part leur look : crâne rasé, barbe, tatouages, vêtements noir en cuir ornés de métal, croix ou têtes de mort comme bijoux, ont l’air menaçants doublée d’une attitude mystérieux car au premier abord, ils semblent peu ouverts aux autres. Mais les apparences sont trompeuses. Quand ils rencontrent d’autres motards ils sont tout sourire, les premiers à poser des questions sur la moto, sur le voyage, … Le salut entre motards ayant une moto du type Harley ou Indian, est quasi systématique : geste de la main gauche pointant vers le sol. Ceux ayant une moto sportive saluent moins mais quand ils le font c’est la main gauche pointant vers le ciel! Les motards ici, c’est une grande famille.

En résumé, de très belles expériences le long de ces 364 km parcourus aujourd’hui malgré les quelques déconvenues.

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Day 16 : sur la terre des Indiens puis des cow-boys

Même en étant très optimiste, arriver à Las Vegas le 6 n’est tout simplement pas possible donc une extension de location s’impose. J’appelle donc et l’extension avec les mêmes assurances et le paiement sont bouclés en …3 minutes. J’adore!

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L’état de l’Oklahoma le long de l’interstate 40 se sont des plaines de terre rouge à perte de vue et des élevages. C’est avec le Texas, là où ont débutés les premiers cow-boys. Avant cette période, ces terres ont appartenues à la France jusqu’à 1803, ce qui est assez récent et ont été achetées par les États-Unis. Ce fut aussi au début du XIX ème, le théâtre d’un drame car tous les indiens d’Amérique furent déportés vers l’Oklahoma. Chaque état a donc son histoire, ses lois propres, sa culture, son système de taxation,… Les États-Unis d’Amérique : le nom choisi prend maintenant toute sa signification à mes yeux.

Le Texas : parcs éoliens, plaines et bétail à perte de vue! C’est immense!

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Pour cause, cet état à lui seul représente les 1/7 de la surface du pays. Les habitations pour ne pas dire les villes, elles mêmes, se font rares le long de l’interstate 40 qui est aussi le tracé de la route 66. Il faut compter environ 60 km entre chaque ville dans cette partie nord de l’état.

imageLes stations services abandonnées font leur apparition ci et là malgré la signalisation indiquant “essence”, donc il faut bien gérer pour ne pas tomber en panne au milieu de nulle part. Il n’est pas superflu de remplir le réservoir à chaque fois qu’une station est en vue.

Ce voyage a demandé beaucoup de préparation en amont afin que tout le séjour se déroule sans problèmes. Mais une fois sur place l’organisation est plus que jamais essentielle. L’argent en cash part vite entre essence, péage, restaurant, eau, imprévus et la carte American Express elle aussi est sollicitée  chaque soir pour les dépenses d’hôtels et restaurant au delà d’un certain seuil ou quand le cash n’est pas accepté. D’où l’importance de ternir des comptes journaliers de façon précise… au centime près. Mon allié en la matière : l’application Money Pro qui me permet de rester maître de mon budget et de mes finances en tous lieux. Ce que j’aime avec ce programme c’est que l’on peut voir son passé, son présent et son avenir financer au même endroit. L’idéal pour gérer au mieux ses deniers. A l’école on nous apprend certes à compter mais non à gérer ses finances personnelles. Élément indispensable pour arrêter de vivre au dessus de ses moyens et arriver à réaliser ses rêves ou tout simplement avoir le style de vie que l’on désire quand on ne roule pas sur l’or. C’est donc en autodidacte que je me perfectionne sur ce sujet passionnant.

Le logement devant être trouvé au jour le jour, aujourd’hui Hilton Garden Inn à Amarillo Texas, qui est au passage très spacieux et agréable.

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Mon but étant toujours d’avoir un retour sur investissement pour chaque dépense quotidienne sous la forme de miles Flying Blue, j’ai là aussi des alliés. Je me suis donc munie d’outils adéquats comme Rocket Miles, Kaligo, Points Houbds qui me permettent de doper mes miles. Voir les détails sur la page dopage. En effet, chaque jour j’accumule des miles à utiliser pour mon prochain voyage. A ce jour, depuis le départ pour New York, en faisant les totaux des miles à la fin de chaque article écrits j’ai déjà l’équivalent d’un aller simple en économie vers les États-Unis et ce sans effort.

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Day 15 : voyage dans le temps

Aujourd’hui, le seul objectif de la journée… rouler, rouler, rouler; avancer le plus loin possible tant que le beau temps le permet. Les kilomètres défilent, les les paysages aussi. Le Missouri avec ses forêts, ses vignobles, une fois la ville de Joplin qui est en passant sur la route des tornades, laisse place à de vastes savanes, avec du bétail, des chevaux avec des ballés de foin rondes. Le décor est planté, c’est l’état de l’Oklahoma. La civilisation se fait rare, seulement 21 habitants par kilomètre carré,  les sorties d’autoroutes sont très espacées donc la possibilité de faire de l’essence, de manger aussi. Mais avec de l’ eau et des fruits secs  dans les sacoches de la moto… pas d’inquiétudes. L´Oklahoma, c’est vraiment un autre monde. Les rencontres avec les gens qui étaient jusqu’à la sympathiques, demandant des informations sur la moto, sur le parcours, mes origines et me remerciant de visiter les États-Unis deviennent quasi-inexistantes. Plus de saluts courtois, l´ambiance est plus morose. Les gens ont le visage fermé, le regard fuyant. Nous sommes dans le sud, avec le passé que l’on sait. Est-ce mon bronzage permanent qui n’est pas du goût de tous? Je ne sais pas! Les petites villes parfois à demi-fantome se succèdent.

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C’est tout autre visage des États-Unis. Même la route 66 se fait fuyante, difficile à trouver où à suivre mais sur les tronçons parcourus, les paysages sont tellement apaisants. C’est sans aucun doute un voyage dans le temps. Je ne sais plus l’heure, à cause des jours plus longs, de l’emplacement inhabituel du soleil, ni même leur le jour que l’on est et bien sûr encore moins l’endroit où je suis. Mais dans ce monde moderne où tout doit être planifié, contrôlé, quel luxe que de perdre tous ses repères! On peut divaguer au fil de ses pensées, laisser libre cours à son imagination, réfléchir à l’avenir. Les mêmes les envies se simplifient. Après ces 473 km de route jusqu’à Oklahoma City, je désire juste un bon bain, un repas que je pourrais enfin manger avec des couverts,… et une bonne nuit de sommeil.

Demain l’aventure continue.

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Day 14 : dans les entrailles de la terre

Aujourd’hui ce fut encore une belle journée ensoleillée sur les routes du Missouri et c’est tant mieux.
L’événement du jour fut les grottes de Meramec Caverns. J’ai toujours adorée les pierres, à tel point que c’est aujourd’hui mon métier. Jusqu’à maintenant, je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours voulu visiter une grotte, entrer dans les entrailles de la terre et admirer l’œuvre de mère nature. Le thème de la nature étant toujours sur ma liste lors de mes voyages, je ne rate pas une occasion de voir quelque chose de grandiose comme par exemple les chutes d’Iguaçu au Brésil & en Argentine. La visite guidée commence dans un magnifique espace de 15 m x 15 m que les habitants de la ville utilisaient comme …piste de danse à la fin du XIVème siècle lors des chaudes nuits d’été car il y fait généralement aux alentours de 15 degrés.

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La visite et la beauté des lieux va crescendo au fur et à mesure de la progression. Cela se voit qu’on est aux États-Unis car la mise en scène des lieux est parfait entre les commentaires de John, le guide avec son humour et les jeux de lumières.

La première étape “The Jungle” car c’est comme une forêt de stalactites & stalagmites. Magnifique! Celle sur la gauche a été cassée lors d’un puissant séisme au début du siècle dernier. Cependant, ce genre de cavernes reste vraiment très sure lors de séismes

imageLe guide fait expérimenter le noir complet en éteignant toutes les lumières c’est vraiment impressionnant car même les yeux ouverts on n’y voit absolument rien, que du noir. Apparement les yeux s’y habitueraient progressivement et l’on pourrait commencer à voir quelque chose au bout de … 2 mois.

La seconde étape “The mirror effect”, bien qu’il n’y ai que 50 cm d’eau, dans cette partie de la grotte on assiste à un superbe réflexion de la voûte de la de celle-ci sur l’eau. Magique!

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La troisième “Onyx Mountain” qui est la troisième plus grande stalagmite au monde! Impressionnant!

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La quatrième “The Cathedral” avec ses magnifiques stalactites! Époustouflant!

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La cinquième “The Wine Table” une formation assez hors du commun à “3 pieds”, vraiment particulier.

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La sixième “The Theater”, de loin ma préférée, où la formation ressemble à un rideau de théâtre. J’en suis restée bouche B . Il l’utilisent donc afin d’y projeter un show … à la gloire des États-Unis et de ses soldats bien évidemment.
imagePour le fun “The mother in law tongue”.

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Bien d’autres formations encore, plus belles les unes que les autres ornent cette grotte, dont une qui ressemble à la Sainte Vierge.

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Il reste encore des galeries inexplorées car le seul moyen d’y accéder serait d’utiliser de la dynamite et donc détruire une partie de l’existant. Cela ne vaut vraiment pas le coup.
J’ai vraiment été émerveillée par tant de beauté. Me dire que tout cela à été façonné goutte après sur plusieurs millions d’années, c’est tout simplement incroyable. C’était encore plus grandiose que ce que j’avais pu imaginer. La nature est vraiment fascinante, moment inoubliable. Encore plus magestueuse doit être la grotte de Naica au Mexique avec ses cristaux géants. Sa visite restera sans doute à jamais un rêve car seuls les scientifiques peuvent y aller pour quelques minutes seulement du fait des conditions extrêmes. Si je devais envier une personne sur cette planète, ce serait Nicolas Hulot, cet homme en matière de Nature a quasiment tout expérimenté, vu, vécu.

C’est la tête pleine de beaux souvenirs que je parcours ces 275 km jusqu’à Springfield, MI.

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Day 13 : Springfield, IL – St-Clair, MO

Aujourd’hui la route fut longue mais riche en découvertes.

Tout d’abord cette ville de Springfield avec ses 210000 habitants environ, est en fait la capitale de l’état de l’Illinois et non Chicago qui en est juste la ville principale.

Un de ses habitants les plus connus fut le 16ème Président des États-Unis entre 1861 & 1865, Abraham Lincoln. Président qui prononça l’abolition de l’esclavage. Sa tombe, ornée de pierres de divers états et pays est ouverte au public. J’ai été surprise qu’on puisse accéder, juste à quelques mètres de là, à moto et  encore plus surprenant, de voir que la tombe avait … une adresse le 1500 Monument Avenue.image image image

Autre personnage politique important : Barack Obama ex sénateur de l’Illinois, c’est dans les rues de la ville qu’il annonça sa candidature à l’investiture du parti démocrate.

Ensuite, direction Girard, IL au Doc’s Soda Fountain. image imageJe me rend compte que le marketing fait autour de cette route fait réellement revivre certains commerces comme ce restaurant autrefois un drug store. En plus de la clientèle locale, beaucoup de ceux qui voyagent via la route 66 s’y arrêtent. On y mange local, du fait maison avec des aliments frais pour un prix raisonnable. Mais est-ce bien le mot approprié que raisonnable? Au fil de ce voyage au cœur des États-Unis, je me rends de plus en plus compte que se sont en fait les grandes villes qui pratiquent des prix astronomiques sans doute à cause des locations des locaux et un soucis de profit à outrance.

imageL’arrêt suivant fut le Brooks Catsup Bottle qui est en fait un réservoir d’eau contruit en 1949, est la plus grande bouteille de Catsup au monde du haut de sa tour de 52 m.

image imageProchaine étape : Old Chain of Rocks Bridge rejoignant autrefois l’état de l’Illinois au Missouri au dessus du fleuve Mississippi. Là aussi, on vois toute la puissance et l’habilité du marketing à l’américaine. Ce pont a en effet fait partie de la route 66 mais n’est plus en service depuis … 1965 mais est présenté comme un monument incontournable.

C’est à St-Clair que se termine cette journée de 303 km parcourus.

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Day 12 : Pontiac, IL – Springfield, IL

Pontiac se trouve sur la route 66 et est une petite ville typique avec sa caserne de pompiers, ses églises,…image image

Elle abrite l’un des musées dédié à cette route avec à l’extérieur tout ce qu’il faut pour les photos souvenir labellisées route 66.

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Dans le même bâtiment se trouve le musée de la guerre de la ville. Contrairement, aux autres musées à plus grandes échelles un peu impersonnels, ce petit musée local pas comme les autres, raconte l’histoire de ses habitants partis sur les divers fronts des grandes guerres  : première & seconde guerre mondiale, guerre du Vietnam, guerre en Irak,… Ce musée a été réalisé par un vétéran de la première guerre mondiale qui a vécu et survécu au débarquement en Normandie. Le musée est actuellement tenu par le fils de cet homme qui est, lui, est un vétéran du Vietnam. Ce dernier raconte l,histoire de son père mais aussi la sienne où il a perdu son meilleur ami juste à quelques mètres de lui, victime d’une mine. C’est saisissant de voir son sac de plus de 40kg dont la majeure partie du contenu se résume à des munitions car en temps de guerre si on a le choix entre la nourriture et les munitions, on choisit selon lui automatiquement les munitions. Ainsi, tous les uniformes et objets exposés ont appartenus à des soldats de cette petite ville. Chaque uniforme, donné par les familles, arbore la photo et l’histoire de ces hommes et femmes partis défendre leur pays. Je dois avouer que ce fut une visite très poignante car la majeure partie de ceux qui sont partis aux quatre coins du monde n’ont pas eut la chance de revoir leur ville natale.

image imageOn ne peut que rester bouche B devant les États-Unis d’Amérique, pays dont quasiment toute l’histoire tourne autour de la guerre et qui, dans sa version moderne, semble avoir besoin d’en créer ci et là afin de faire tourner son économie. Pays qui dispose d’un budget armement colossal avec à sa disposition la technologie de pointe en la matière. On n’y pense pas toujours, mais étant donné que le pays investi énormément dans tout ce qui est recherche et développement, il attire vers lui la majeure partie de la matière grise du monde entier, ceci aidant à conserver ses longueurs d’avance dans tous les domaines. Il n’y a pas un domaine non étudié par les américains, ainsi en maîtrisant l’anglais, j´ai à ma disposition une source intarissable d’information en tout genre. La plupart des technologies vulgarisées à l’heure actuelle ont été développées depuis 20 ou 30 ans. D’un autre côté, il y a tous ces anonymes qui se sont engagés afin de servir leur pays et qui en sont fiers! Mais comment ne pas penser en même temps à ceux qui sont en face…”les ennemis”. Chacun des partis en présence se bât en fait pour une cause qu’elle croit juste. J’ai éprouvé un sentiment vraiment très confus au fil des allées car je ne suis pas pour la guerre.

Pontiac, c’est aussi le point de départ d’un voyage dans le temps car cette route qui était autrefois un axe principal vers l’ouest a été délaissée suite à la création des interstates, sortes d’autoroutes. Des passionnés de chaque état ont décidé de la faire revivre!

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imageEn réouvrant les restaurants phares comme “the palms grill café” à Atlanta qui à ma grande surprise, malgré le fait que ce soit un établissement très touristique la nourriture, faite maison y est vraiment excellente; en restaurant les attractions. imageLes américains ont vraiment de la suite dans les idées comme par exemple Buyon’s statue l’un des 4 géants de la route 66! Il fallait penser à créer une telle statue, près de  8 m et surtout aller jusqu’au bout de sa réalisation, …image

imageAprès 179 km de route, c’est à Springfield que je trouve un repos bien mérité. Cet établissement aujourd’hui rebaptisé, route 66 hôtel avec toute la décoration assortie, fut en fait le tout premier hôtel de la marque Holiday Inn.

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Day 11 : début de la route 66 à Chicago

Aujourd’hui ce fut le grand départ vers l’ouest des États-Unis via la route 66. La première étape fut de récupérer la seconde moto louée à Eagle Rider. Arrivée à l’agence, la Harley-Davidon réservée n’était pas disponible car ils sont à court de moto dans le sens Chicago-Californie. Première déconvenue de la journée ai-je pensé… jusqu’à ce que je vois le modèle proposé!

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Une Indian Chief Vintage flambant neuve noire! La classe! Elle est beaucoup plus puissante, un peu plus de 1800 CC au lieu des 1600 CC environ de la Softail Heritage et surtout plus confortable et pratique car il y a en plus des sacoches il y a un porte bagage! Mais n’étant pas le modèle choisi au départ, j’ai en plus été remboursée pour l’option modèle garanti souscrite au départ pour avoir la Softail. J’adore le sérieux de cette entreprise! En même temps, il y avait un groupe d’une dizaine de français, eux aussi venus pour la route 66! On se reverra sur la route qui sait!

imageAfin de bien faire les choses, retour au centre de Chicago où se trouve le début de la route 66, repéré quelques jours plus tôt.

Au programme de l’étape 2, traversée de 7 états en 7 jours : Illinois, Missouri, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Nevada.

Le tronçon de Las Vegas, jusqu’à Santa Monica en Californie constituera l’étape 3 finale.

Le premier constat, les abords des grandes villes comme Chicago sont embouteillés donc il n’est pas facile d’y naviguer. Quitter Chicago fut donc laborieux mais pas insurmontable.

Il y a du chemin à faire avant de lire Santa Monica sur les panneaux de signalisation. En mode nomade, il faut tout simplement aller le plus loin possible chaque jour avant la tombée de la nuit qui est vers 20h ici.

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imageCette première journée, m’amena après 203 km à Pontiac, petite ville de 12000 habitants environ, pour passer la nuit. imageLà aussi pleins de champs de maïs!

Près de l’hôtel il y a un supermarché Walmart ouvert 24/7. J’ai été frappée par 4 choses :image

  1. la taille du magasin, on en voit même pas l’autre bout!
  2. la taille gigantesque des portions, exemple pizza qui doit faire plus de 60 cm de diamètre, la boîte d’une douzaine de donuts,…! On comprend mieux tous les problèmes d’obésité que connaît la population de ce pays.imageimage
  3. certains prix pratiqués sur certains articles sont dérisoires : le fameux maïs plantè de part et d’autres des routes avec ses épis à 10 cents de dollars pièce!image
  4. la quantité hallucinante d’articles dans ce magasin! Je n’ose même pas penser aux jours d’inventaire! On est vraiment dans une optique de surconsommation ici! Rien qu’à voir le rayon des produits frais, fruits, légumes, viandes,… le gaspillage me paraît vraiment très important! Gaspillage, grand fléau de nos sociétés modernes! J’ai adopté le système course 0 pertes, dont ils font la promotion ici, depuis bien longtemps, en n’achetant que ce que je vais réellement consommer, plus d’achats impulsifs! En ayant, les courses sous contrôle, c’est un geste simple mais efficace pour préserver notre planète!

Gains de miles Flying Blue du jour : + 2400

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Day 10 : Michael Jackson’s Birthday

En ce jour spécial du 29 août, naquit il a 58 ans, un génie du nom de Michael Jackson. Etant aux États-Unis, ce jour là, et à Chicago, bien sûre tout était calculé en ce sens, je me devais d’être au 2300 Jackson Street à Gary, Indiana.

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Seuls les maniaques comprennent du premier coup la symbolique de cette adresse. Beaucoup des américains rencontrés à qui je parlais de mon intention de me rendre à Gary, Indiana, me regardaient avec l’air de dire … mais il n’y a rien là bas! Pour beaucoup, ils ne savaient pas que cet endroit avait un quelconque rapport avec le King of Pop. Mais dans mon monde de fan, cette ville est d’une importance capitale, quasiment un lieu de pèlerinage. C’est là que l’on voit que nos connaissances sont limitées à ce à quoi l’on s’intéresse finalement. Beaucoup de gens croient tout savoir sur tout mais cela ne sera jamais le cas. N’en déplaise à certains.

imageC’est dans cette minuscule maison blanche, toute simple, qu’a grandi Michael et ses 8 frères et sœurs. Son parcours montre que l’on peut devenir ce que l’on veut dans la vie, il suffit d’y croire et de travailler pour. Même lui, il a dû travailler très dur jour et nuit, jours après jours pour perfectionner son art et le maîtriser à un tel point que cela en devenait inné. C’est l’un des précieux enseignements que je garde de lui et qui me guide même à l’heure actuelle. Les gens ont malheureusement tendance à ne voir que les résultats sans penser à tout le travail mais aussi les sacrifices qui ont été faits en amont.

imageCela fut étrange comme sensation, de finalement me trouver à cet endroit mythique après avoir attendu cela depuis plus de 23 ans. Toute chose vient à point à qui sait attendre. Moment emprunt d’un mélange de nostalgie, de tristesse, de joie, de stresse, d’excitation… un panache de toutes les émotions par lesquelles je passe en entendant sa voix. Qu’elle me manque cette voix!

imageL’ambiance bonne enfant, sur fond musical Michael Jackson bien entendu, entourée d’autres fans des 4 coins du monde m’a rappelé de bons souvenirs en compagnie de Michael à Londres le 15 juin 2002 ou à New-York le 6 juillet de la même année où j’avais fait le déplacement … juste pour lui. Là aussi, fans de tous pays, de tous âges, de toutes religions, tous réunis grâce à un seul homme, c’était, c’est et se sera toujours ça le pouvoir de Michael Jackson.

Beaucoup le voient juste comme un chanteur, mais pour moi c’est quelqu’un qui a eut beaucoup d’influences positives sur ma vie, dans mes choix, sur la façon dont je vois les choses et le monde. Grâce à ses enseignements, j’avance dans la vie et fais en sorte de ne pas avoir de regrets dans quelque domaine que ce soit. C’est sans doute embêtant d’avoir fait quelque chose et de le regretter par la suite, mais je pense que c’est encore plus atroce de ne pas avoir essayé quelque chose qu’on avait envie de faire car on ne saura jamais quel en aurait été les conséquences positives ou négatives. Cela laisse une trop grande influence à l’inconnu incarné par “et si…” qui hantera à jamais l’esprit de celui qui n’a pas osé. Toujours dans l’optique de ne pas avoir de regrets, j’avais organisé mon voyage juste pour le week-end à Londres au départ de Tokyo avec en main mon ticket pour le 4ème concert de la tournée This is it c’est-à-dire le 18 juillet 2009… mais c’est le destin qui en a décidé autrement.

Je suis chanceuse car sur les millions de fans du monde entier, seule une poignée dont moi a pu faire le déplacement pour ce jour unique,  le 29 août 2016.image

J’ai même donné une interview à une radio locale de Gary. L’animateur était halluciné d’entendre que je venais des Antilles.

Je suis vraiment contente d’avoir fait ce déplacement aujourd’hui, c’est une nouvelle page qui se tourne dans ma vie, avec des nouvelles expectations, dans laquelle Michael occupera toujours une place d’honneur. En tout cas, il a réussi un de ses objectifs, il est  immortel car il vivra à jamais dans le cœur et dans la tête de millions de personnes à travers sa musique générations après générations.

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Anecdote : personne ne peut entrer dans la maison familiale où se reposait aujourd’hui Katherine, la mère de Michael, venue pour l’occasion … sauf le livreur de pizza! Il est arrivé pizzas dans la main gauche et téléphone dans la main droite tout excité mais essayant de contenir sa joie étant professionnel. Il est ressorti de la maison avec un grand sourire, aux anges, et en train de prendre des selfies! Je pense qu’il a dû adorer son job aujourd’hui s’il est fan! Cela prouve que de petits miracles arrivent chaque jour, il suffit d’y être attentif.

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