Archives pour la catégorie Amérique du Nord

Toujours prévoir large et voyager léger!

Aujourd’hui schedule assez sportif mais pas serré : départ de Providenciales à 8h arrivée à Miami à 10h pour départ vers St-Martin à 17h40 pour une arrivée à 20h30. Cela fait 7h de layover mais c’est toujours plus qu’utile, la preuve.

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La journée commence tranquillement en laissant la voiture de location sur le parking de l’aéroport, la clé dedans sans fermer celle-ci, cela me rappelle St-Kitts. Dans l’archipel guadeloupéen, malheureusement on peut faire cela seulement à Marie-Galante de nos jours alors que toute la Guadeloupe était comme cela dans le temps.

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Pour la petite anecdote : 6h35, une femme venue accompagner ses parents a mis sa voiture au parking, manque de pot, elle ne peut pas l’enlever car l’employé chargé de la caisse n’arrive qu’à… 7h s’il n’est pas en retard! Cela c’est bien antillais!

Le vol part à l’heure et me permet de contempler l’art de Mère Nature. Une théorie dit que la région des Bahamas est un ancien désert, je veux bien y croire avec ces eaux peu profondes et ces bancs de sable. Tout simplement magnifique.
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L’annonce dans l’avion qui passe en boucle demande de mettre son bagage dans le compartiment au dessus et de demander à l’équipage si on a besoin d’assistance. Je demande donc de l’assistance pour descendre mon bagage : le steward me répond … qu’il n’est pas habilité à descendre mon bagage. Même après des années de voyages, on apprend tous les jours! Heureusement que depuis ma traversée des États-Unis à moto j’ai l’esprit motard et voyage encore plus léger. Pour un déplacement d’une semaine c’est mon sac à dos 25 litres avec mes effets personnels importants et un bagage à main qui à l’aller comprend le strict nécessaire pour un voyage affaire ou loisir, sans pour autant paraître louche aux douanes. Ainsi, je peux acheter ce que je veux sur place sans avoir à payer d’excédents. Pour 4 jours max c’est mon sac à dos 25 litres uniquement. Les excédents à 50 EUR le kilo (payés en miles évidemment) entre Tokyo et Paris dans les années 2000 sont un lointain et mauvais souvenir.

Arrivée à Miami, le système d’American Airlines ayant fait un seul mot avec mon nom de jeune fille et mon nom d’épouse j’ai besoin d’assistance pour imprimer toutes mes cartes d’embarquement pour ce voyage. Passage par la sortie des membres d’équipage, rien de très glamour soit dit en passant, afin de faire le nécessaire et repasser par la sécurité, etc… Au passage moyennant finances, on peut acheter une option multiplicateur de miles lors de l’enregistrement ce qui est fort pratique. J’aurai aimé cela avec Flying Blue.

Ayant du temps à tuer, je m’arrête devant les écrans des départs, sur 93 vols affichés entre 9h04 et 13h35, 33 vont dans la Caraïbe soit 35% dont 5 à Cuba soit 15% des vols vers la Caraïbe. L’île devient un sérieux concurrent en terme de part de marché des vols. Et les Antilles Françaises dans tout cela? 0 pointé! Il y a encore du travail pour vendre nos destinations!

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La cuisine japonaise hors sushis, sashimis, connaît un véritable boom à l’international, on peut déguster maintenant des ramens, des sobas ou encore udons dans une chaîne appelée Sushi Maki même à l’aéroport de Miami avec un goût se rapprochant fortement de l’original japonais. À découvrir dans ma rubrique choc gastronomique. À quand un boom international de la cuisine créole?

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À l’aéroport de Miami ce qui est bien, c’est qu’on a la connexion wifi pendant 45 min … renouvelable… à volonté et disponible même en étant dans l’avion encore à proximité de la porte d’embarquement.

Ayant téléchargé l’application de American Airlines, environ 40 min avant le vol un petit message apparaît sur mon téléphone : changement de porte, le vol part du D10 au lieu du D42 où je suis actuellement. C’est le rebondissement de la journée sachant que l’aéroport est immense et 32 portes en un labs de temps aussi court c’est le marathon. Il faut rester zen et ne pas foncer tête baisser en toute situation pour ne pas passer à côté de l’essentiel! Mon sauveur : le Skytrain, je suis à la station 3 et doit aller à la 1! En 2 temps 3 mouvements c’est fait! Ouf! Merci la technologie! Comme quoi il faut toujours prévoir assez de temps devant soit et voyager léger! En 27 ans de voyage à l’international, je n’ai pas encore raté un seul vol, pourvu que cela dure!

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Les compagnies aériennes me font rire, tout devient payant, les cacahuètes sont à 6 USD, les sandwichs ou wraps à 9,99 USD, prix psychologique, les bagages en soute 25 USD par tronçon pour ce voyage j’aurai dû payer… 200 USD! Mais les billets restent toujours aussi chers! C’est comme dans le transport de marchandises à l’international : tout est à l’avantage du transporteur!

Sur ce je dis :
IMG_2064Sayonara Miami!

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Dernier jour chez l’oncle Sam

La conférence à laquelle je suis venue assister a pris fin hier. Aujourd’hui marque donc mon dernier jour à Miami. J’en ai profité pour aller à Bayside, mini centre commercial proche de mon hôtel actuel en attendant l’heure du prochain check-in afin de pouvoir changer d’hôtel. Ici le tourisme et les loisirs sont un vrai business, tout est fait pour que l’oncle Sam vous pointe du doigt en disant “I want you…r dollars”!

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Pour les loisirs on a l’embarras du choix rien que dans ce petit centre commercial de Bayside qui est couplé à une marina : sortie en speed boat, mini croisière, évidemment shopping et restauration. Même si on est là pour quelques heures, petits et grands y trouvent leur bonheur.

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Chaque état a son propre taux de taxation. Pour la Floride, on est à 6% de taxes pour l’état et 1% de taxe locale soit 7% de “sales tax”. Le prix affiché n’étant jamais le prix final, il faut donc toujours prévoir quelques dollars en plus dans son budget. Parmi tous les états américains, seuls 5 n’ont pas de sales tax : l’Alaska, l’Oregon, le Montana, le Delaware et le New Hampshire. J’en ai visité aucun pour l’instant, mais l’Alaska pour ses aurores boréales et ses croisières parmi les icebergs ainsi l’Oregon pour son côté nature et l’Oregon Trail, route des pionniers, me tentent bien. La liste des aventures futures ne cesse de s’allonger!

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En voyage aux États-Unis, on ne peut pas passer outre les tips ou pourboires. On ne sait jamais vraiment quoi donner généralement c’est entre 10% et 20% de l’addition. Pour ce voyage-ci, j’ai trouvé que la plupart des restaurants incluaient ceux-ci dans la note à un taux entre 15% et 18%. C’est pratique ainsi, mais cela fait mal de laisser 18 % de tips à un serveur qui vous balance Les couverts ou la boisson  sur la table quasiment le dos tourné ou une serveuse qui vous demande si vous avez choisi à la seconde où vos fesses ont touché la chaise et que vous avez mis une main sur le menu (je n’exagère même pas en plus) et qui revient à la charge au moins 6 fois avec la même requête en l’espace de 10 minutes! J’ai vraiment halluciné! Maintenant en rentrant dans un restaurant, en regardant l’attitude des serveurs, j’arrive à détecter, sans trop me tromper, l’ambiance “Service Included”.

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Cette Harley Davidson Softail me rappelle de bons souvenirs. Depuis ma traversée des Etats-Unis à moto l’an dernier (à découvrir ici), pour les petits déplacements, j’aime utiliser Uber. Pour me rendre à mon hôtel près de l’aéroport, c’est Persia, une Cubaine, qui m’y à emmener. Elle est aux États-Unis depuis 20 ans mais ne parle pas anglais elle comprend si on parle lentement. Elle me disait qu’elle ne veut plus jamais allé à Cuba car les gens là-bas n’ont rien. Mais en même temps elle me dit qu’ici la vie est dure car il faut de l’argent pour tout payer, elle travaille à l’aéroport en semaine et arrondit ses fins de mois avec Uber le week-end. Quel paradoxe!

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Changement d’ambiance et de cadre avant mon voyage vers Turks & Caicos demain.

Mon rêve américain 22 ans plus tard

Adolescente, je me souviens que je voulais vivre et travailler aux États-Unis. Je pensais même à lier l’utile, le travail, à l’agréable, les voyages, en tentant ma chance sur un bateau de croisière. Ce pays que j’aimais tant jadis ne m’attire absolument plus aujourd’hui pour y vivre.

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Pourtant Miami est vraiment une ville comme je les aime : cosmopolite, vivante, pratique avec son metromover gratuit et où les gens sont sympas! On a l’impression d’être à Puerto Rico mais avec un environnement plus moderne rempli de gratte-ciels, de routes à 4 voies, … Ici c’est l’espagnol qui domine dans les rues. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui habitent et travaillent ici mais qui ne parlent pas un mot d’anglais.

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C’est dans ce Holiday Inn à Downtown Miami où j’ai séjourné il y a plus de 20 ans lors de mon tout premier voyage aux États-Unis qui incluait aussi une escapade à Disney World & Sea World Orlando, les Everglades et aussi la NASA. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était le premier contact réel avec ce pays qui me faisait tant rêver. Je me voyais déjà vivre à Miami ou New York. Le rêve est une chose et la réalité en est une autre car l’image que l’on se fait d’un pays est souvent biaisé, en mal ou en bien. Dans, mon cas, le pays qui a vu naître Michael Jackson ne pouvait qu’être merveilleux à mes yeux.

Mon point fort a toujours été les langues mais en y réfléchissant bien à l’époque déjà, j’ai été lucide de me dire qu’ici on ne réussi pas juste avec la maîtrise de langues étrangères et sans ce talent en plus qui permet de se démarquer de la masse, je ne suis ni chanteuse, ni sportive, ni chercheuse. Malgré mon jeune âge, je pense avoir pris la bonne décision en me tournant vers le Japon là où mon talent pour les langues couplé par la suite au commerce international m’ont permis d’avoir des cartes rares en main; plus rares que ce qu’elles auraient été aux États-Unis.

Actuellement plein de points me dérangent en ce qui concerne ce pays, beaucoup plus nombreux que les points que j’apprécie encore, et font que j’ai bien fait de ne pas poursuivre cette voie. Parmi eux :
– la société de consommation à outrance où tout se vend comme des ventilateurs portable à mettre autour du coup, qui a réellement besoin de cela? Tout est fait pour qu’on dépense sans compter.
– la malbouffe : dans un restaurant je demande du jus on me propose du Coca Cola, du Sprite etc…
– le gaspillage alimentaire : une portion ici correspond à un repas pour 2 personnes mangeant normalement
– le manque de couverture sociale : les gens de la classe moyenne et en dessous n’ont quasiment pas le droit de tomber malade car les factures sont salées. Cela doit être dans plusieurs cas le point de départ d’une décente aux enfers,
– le prix de la nourriture “saine” : 3 USD le litre d’eau avec des nutriments alors que pour beaucoup moins on a 3 litres de sodas, 8 USD le verre de jus de fruits frais, 1,5 USD une poire alors que l’on achète un gros paquets de chips pour moins et j’en passe. Une famille nombreuse avec peu de moyens se tournera plus facilement vers cette nourriture peu saine mais qui rentre dans son budget. J’ai l’impression que tout est fait pour rendre les gens malades afin que l’industrie de la santé se remplisse les poches.

Plus jeune, ces critères n’étaient pas importants mais avec l’âge je me rend compte qu’ils déterminent la qualité de vie et ce n’est pas le style de vie que j’aurai aimer avoir. La plupart des gens que je croise ici ne m’ont pas l’air heureux alors que je le suis aujourd’hui.

Quand on y réfléchit bien ce n’est pas facile de percer ici quand on est noir dans la réalité des choses. Même si certains ont réussi, l’ex Président Obama est là pour témoigner que le rêve américain existe. J’aimerais bien lire son autobiographie pour savoir le prix de ce succès et les sacrifices qu’il a du faire pour réussir. Beaucoup de laissés pour compte de la société ici sont des personnes de couleur non métissés, hommes et femmes, qui errent dans les petites rues de la ville, les parcs. C’est vraiment étrange comme constat. Lors de mon premier voyage le personnel des hôtels par exemple étaient Afro-américains et Latino-américains mais maintenant il est presque à 100% Latino. Les Latino-américains, les Asiatiques semblent avoir trouvé leur place dans cêtre société alors que les Indiens d’Amérique et les Afro-américains, historiquement là depuis plus longtemps, semblent condamnés à errer. Est-ce parce que les Latinos et surtout les Asiatiques sont des peuples soudés qui s’entraident, contrairement à nous?

La vie et les choix que j’ai fait jusqu’ici font que je ne saurais jamais quelle tournure aurait pris mon rêve américain. Mais c’est sans regrets!

Retour de voyage & analyse

Le fait d’avoir été occupée avec mon déménagement et la reprise de la vie quotidienne m’ont permis de prendre du recul par rapport à cette traversée des États-Unis.

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Ce fut une superbe expérience dont je tire les enseignements suivants :

Agriculture : chaque état est très spécialisé, les champs de maïs à perte de vue m’ont frappés. Quand on y réfléchit bien, les états ne se font pas de concurrence et peuvent donc écouler plus facilement leurs productions respectives. Cela serait pas mal comme état d’esprit aux Antilles.

Architecture : Dans les grandes villes aux USA, contrairement à Paris par exemple, l’évolution est si rapide que je n’ai pas reconnu Las Vegas.

Aventure : Quoi que l’on fasse, le risque 0 n’existe malheureusement pas. Si on reste à se dire que ceci ou cela est dangereux, on ne fera rien de mémorable tout au long de sa vie. Il faut oser prendre des risques dans la vie, le plus important c’est de savoir la dose de risque qu’on est apte à prendre et de contrôler ce dernier sinon on va au devant d’ennuis. Pour ce premier Road Trip, vraiment tout c’est passé sans encombres, juste une sacoche brûlée.

Business : il n’y a pas de doute les américains sont doués pour le business. Ils transforment tout avec succès en billets verts comme l’impact d’une météorite, du bois fossilisé,… Les Américains sont à fond dans leur travail tel qu’il soit. Le travail est dans la plupart des cas rapide et efficace comme pour Eaglerider, là où la moto a été louée. On vous demande souvent subtilement : avez-vous besoin de monnaie? Étant moi-même dans le milieu de la vente, j’ai beaucoup appris.

Gastronomie : Je pensais découvrir la cuisine américaine mais par extension cela serait la cuisine des Indiens d’Amérique que je n’ai pas eu l’occasion de goûter mais ce n’est que partie remise! On trouve plus de la nourriture des différents peuples qui s’y sont progressivement installés à découvrir dans choc gastronomique.

Géographie : Maintenant, en regardant une carte du pays, elle a plus de sens pour moi, les états et villes traversés me viennent rapidement en tête. Déjà rien que pour cela, je suis vraiment contente d’avoir fait ce voyage. En plus de cela, comparé à mes voyages précédents, j’ai découvert une autre Amérique, un pays où la nature est d’une beauté époustouflante. Je peux dire sans hésitation que l’Amérique que je préfère maintenant est celle des grands espaces, celle sauvage. Il y a encore tellement de merveilles à découvrir. Ce qu’il y a d’intéressant c’est que chaque état a son identité propre et États-Unis d’Amérique prend tout son sens.

img_9271Mécanique : Finalement, le choix d’une Harley Davidson Softail Héritage sur le premier tronçon puis de l’Indian Chief Vintage était idéal. Cette marque qui a en fait créé la première moto, bien avant Harley, reste une moto rare. Pendant tout le trajet je n’en ai pas croisé une seule!

Météo : très différente en fonction des états. J’ai pelé sur les hauteurs de Pennsylvanie ou grillé dans le désert du Nevada.

Miles : entre mes vols, mes achats avec ma carte lors de la préparation du voyage et sur place, la location de la voiture pour aller à Gary pour l’anniversaire de Michael Jackson, mes nuits d’hôtel avec bonus, j’ai pu accumuler pas moins de 60000 miles Flying Blue. Avec cela j’ai un aller/retour en économie dans n’importe quel pays dans le monde hors Asie & Afrique. Pas mal non! Il ne me reste plus qu’à choisir ma prochaine destination! De plus, j’ai maintenant le statut Silver, donc encore plus de miles à l’horizon.

Prospérité : tout le monde n’a pas accès au rêve américain. Beaucoup doivent accumuler plusieurs emplois à la fois. Les inégalités sont vraiment frappantes.

Social : l’Indian servait d’amorce pour les nombreuses conversations que j’ai pu avoir. Comme par exemple celle inoubliable avec Erlene de la tribu Navajo. Mais tout au long de ce voyage, je me suis encore plus ouverte aux autres. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de Amy sur les dérives de notre société.

Technologie : cela m’a aussi permis de mettre le doigt sur le fait qu’en habitant aux Antilles, on passe à côté de beaucoup d’innovations, exemple, une carte de débit comme carte de métro à Chicago, Uber… Le monde ne nous attend pas, d’où l’intérêt de voyager plus souvent pour rester à la page.

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Et vous, qu’apprenez-vous de vos voyage?

Gain de miles Flying Blue du jour : 0 encore une journée sans

Day 28 : The Lost Children

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Arrivée à l’aéroport en bus local, comme une pro, enregistrement & passage de la sécurité tout c’est fait rapidement. La porte d’embarquement a été changée, cela arrive souvent pour les vols domestiques, mais l’application Delta envoie une notification quand c’est le cas, idem pour prévenir du début de l’embarquement et ce en temps réel et c’est bien pratique. Un vol de San Francisco à Atlanta, rien de plus banal, mais rien ne me préparait à la conversation que j’allais avoir avec Amy ma voisine.

Tout a commencé par l’intérêt que j’ai porté au patchwork en tissu dont elle décorait son short en jean. Elle m’a donc dit qu’elle enseignait les arts créatifs dans des centres pour jeunes filles… [J’étais en train de me dire dans ma tête ceci explique donc cela au moment où elle a rajouté] … victimes du trafic d’êtres humains à but sexuel. WHAT??? De quoi me parle-t-elle là? Je comprends les mots mais tous associés dans la même phrase, c’est plus que surréel. Entendre la même phrase aux informations et de la bouche de la personne à 10 cm de soi, qui est en relation au quotidien à des victimes, est plus que choquant. Tout de suite, on réalise que c’est une réalité bien plus proche que ce que l’on croit. Dans ce monde, à toutes les époques, des gens sans scrupules rodent, tels des prédateurs, à la recherche d’enfants ou autres personnes vulnérables à exploiter. Amy, présidente de
armofcare.net et son équipe sont là pour aider ces enfants à se reconstruire de l’intérieur à travers l’art créatif (décoration de jeans, peinture,…), la musique, la danse, les interactions sociales (aller voir des spectacles, des matchs,…). Avec l’essor d’Internet, qui sert d’outil de recrutement et de vente, c’est un phénomène grandissant aux États-Unis et les enfants exploités sont pour 80% d’entre eux américains, vendus par les propres membres de leurs familles (mères, grand-mères,…) dans le besoin. Les victimes sont pour la plupart âgés de 11-15 ans, âge où les adolescents sont à la fois vulnérables et influençables. La meilleur arme est la prévention en éduquant : les enfants dès le plus jeune âge, les parents, les hôteliers, les voisins, les personnels d’aéroport,… pouvant être amenés à être en contact avec ce genre d’activités et en reconnaître les signes pour mieux les signaler et sauver des vies. Son organisation qui n’a que 4 ans, s’occupe de 200 filles dans le nord de la Califonie uniquement. Heureusement et malheureusement, selon Amy, il y a 4 ans, il y avait environ 50 organisations de ce type, maintenant elles sont plus de 1500 à travers le pays. Beaucoup de bonté mais surtout d’amour émanaient de cette femme extraordinaire investie d’une mission malgré toutes les menaces dont elle est la cible au quotidien.

Les voyages c’est aussi ouvrir les yeux sur le monde et ses problèmes. Je me disais bien que les rues des grandes villes américaines étaient anormalement sûres. Les réseaux se sont reconvertis et sont passés à des activités comme celles-ci ou la contrefaçon biens plus lucratives mais surtout moins faciles à détecter et donc à démanteler.

Dans un registre plus léger cette fois, l’application Delta localise aussi les bagages. C’est bien utile pour les vols domestiques tellement ils sont nombreux. Autre chose frappante à Atlanta ou San Francisco, l’endroit où on récupère les bagages est accessible à tout le monde. C’est assez déconcertant.

Gain de miles Flying Blue du jour : +1800

Day 27 : l’envers de Uber

Au revoir Berkeley, bonjour South San Francisco. Encore une fois, j’ai utilisé Uber mais là Rabin, chauffeur depuis 2 ans, m’a ouvert les yeux sur la réalité de son métier.

En recherche d’emploi, afin de subvenir à ses besoins, il est chauffeur à temps plein. Son quotidien : des journées de 13 heures 6 jours sur 7. Je pensais qune les chauffeurs choisissaient leurs courses mais ce n’est pas le cas c’est l’application qui fait la sélection en fonction de la voiture la plus proche même si cela implique 8 min de trajet comme cela fut le cas. De plus, avant de prendre en charge le client, il semblerait que le chauffeur ne sache pas la destination finale. La partie prise en charge se fait à l’aveugle et aux frais du chauffeur. La course entre Berkeley et l’aéroport payé 17,14 $ ayant duré 57 min à cause des embouteillages, du temps passé, du péage de 4 $ à sa charge aussi, de la commission prélevée, ne lui rapporte quasiment rien. De plus à San Francisco, à cause des nombreuses collines, il doit faire réviser sa voiture en temps et en heure, changer huile et freins régulièrement ce qui augmente ses coûts de fonctionnement. De plus, plus la course est loin, plus il y a de chance de faire un retour à vide donc perdre le bénéfice fait à l’aller. Pour lui, même s’il arrive à payer son loyer, les conditions sont difficiles comparées à tous les autres chauffeurs rencontrés jusqu’à maintenant qui font ce travail pour un complément de revenus. Uber n’étant pas une compagnie de taxi, les chauffeurs n’ont pas de couverture sociale offerte, l’assurance auto et tous les autres frais et risques restent donc à sa charge. C’est l’envers du décor que je ne soupçonnais pas où Uber, qui a eut l’idée de lancer une telle plateforme, et le client qui paie moins cher comparé à une course classique sont gagnants. On est finalement sur une relation Win Win Lose. Même si Uber offre des courses de moins en moins chers pour le client, rognant ainsi la marge des chauffeurs, ces derniers n’ont aucun moyen de pression.

imageimageimageHier, je me disais que cela devait être cher d’habiter ici, en feuilletant le quotidien local, j’ai eu la réponse à ma question. Le loyer d’un appartement 2 chambres à San Francisco : 2960$/mois (35520$/an!?!), il faut un sacré salaire pour faire face à une telle charge sachant que les essentiels comme la nourriture, les vêtements pour 4 saisons, le transport,… ne sont pas encore couverts. C’est une super ville mais je ne me vois pas mettre autant dans un loyer.

imageAujourd’hui encore, envie d’un endroit sans touristes. Seule alternative, prendre un bus local direction un mall voisin. Il y avait un magasin nommé “Ichiban kan”.

imageDans le style des magasins où tout est à 100 yens au Japon, que j’adore visiter, il y a pleins d’articles peu communs. Encore une journée de repos bien méritée.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 5325

Day 26 : comme une Franciscanaise

Une journée simple, sans stresse ni précipitation, c’est tout ce dont j’avais envie dans la ville de Bruce Lee, du jean’s Levi’s.

Cela avait un peu mal commencé niveau stresse car la femme de ménage mettait la pression, pour quitter la chambre avant 11h en faisant des allées et venues incessants devant la porte de la chambre avec son chariot alors qu’il n’y a que… 4 chambres sur la rangée où j’étais.

Une fois l’hôtel quitté, la destination choisie fut celle du restaurant Angeline’s kitchen cuisine avec les spécialités de la Nouvelle-Orléans repéré la veille. Eux aussi étant créoles, j’avais envie de goûter à cette cuisine pour savoir si elle ressemblait à la cuisine Antillaise. Et bien,… c’est à découvrir dans choc gastronomique.

imagePour passer la journée comme une locale, le plus simplement possible, rien de tel qu’une balade sur le Golden Gate Bridge, ce pont couleur orange international mythique, emblème de la ville. N’ayant pas pu faire la balade que je voulais sur le Brooklyn Bridge de New York, ce pont mythique de la côte ouest cette fois-ci était le choix idéal.
Long de plus de 2,5 km, quand on prend en compte la période où ce pont suspendu a été achevé, 1937, il s’agit là d’une vraie prouesse technique pour l’époque.

imageLes États-Unis ont vraiment toujours une longueur d’avance niveau technologie couplée à l’envie de toujours réaliser des ouvrages exceptionnels.

imageBeaucoup de monde s’y balade à pieds ou à vélo et je comprends pourquoi. C’est vraiment très agréable avec la vue sur San Francisco, l’air marin, tellement agréable que j’ai fait l’aller-retour. Voir aussi les hélicoptères passer sous le pont avec un angle d’approche vertigineux est impressionnant, idem pour les porte-conteneurs immenses.

imageMaintenant quand mes conteneurs passeront par San Francisco, j’aurai une idée claire du trajet.

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De retour sur la terre ferme, utilisation du bus local en mode immersion comme une Franciscanaise pour aller au centre ville avec ses collines, ses maisons en pente via la version moderne du cable car.image

Je me suis sentie bien aussi dans cette ville qui respire la liberté. San Francisco est connue pour la Silicone Valley, l’émancipation des “minorités”, ce que je ne savais pas, c’est que cette ville est aussi un refuge pour les sans-papiers. Mon impression aussi, c’est que cela doit être extrêmement cher d’y vivre.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 500

Day 25 : je fais partie de l’élite, et vous qu’attendez-vous?

L’adrénaline étant retombée, le réveil fut difficile pour prendre l’avion ce matin à 9h. Heureusement que l’horloge interne existe car j’ai ouvert les yeux un peu avant 6h, juste le temps de me préparer, ma valise étant faite depuis hier et programmer une course Uber. Direction LAX Terminal 5.

Aujourd’hui ce vol est important moi dans mon parcours débuté sérieusement avec les miles l’année dernière. Je change enfin de statut au sein de Flying Blue. A moi le statut Élite Silver grâce à un seul et unique vol payé de ma poche pour cette année 2016. Le comment du pourquoi? C’est le résultat de la stratégie que j’ai mis au point quelques mois auparavant qui porte ses fruits. Qui dit statut Elite dit accès à des avantages comme des miles supplémentaires pour un même trajet, à partir de mon prochain vol j’aurai droit à 50 % en plus, l’enregistrement et l’embarquement prioritaire, un bagage en soute supplémentaire gratuit en autres. Ce n’est pas encore le saint graal au niveau du statut, le but ultime étant le statut Platinum, mais j’y travaille. Pas besoin de rouler sur l’or pour voyager, dans le confort en plus, il suffit d’utiliser sa tête et cela, au moins, est à la portée de tous, mon expérience est là pour en témoigner. Pour ceux que cela intéresse de voyager plus et quasi gratuitement et qui veulent en savoir plus sur les miles, contactez-moi via la rubrique profil.

C´est l’occasion d’essayer les sièges Comfort + sur Delta. Avec la mention Sky sur ma carte d’embarquement, j’ai été appelée après la classe First.  Avec plus de place pour les jambes, on voyage réellement mieux dans ces conditions, même pour 1h30 de vol, cela vaut le coup. 

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De plus, un petit encas un peu plus sain que les traditionnels snacks est offert, j’adore!

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San Francisco est déjà en vue! Génial!

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Merci au commandant de bord et sa co-pilote.

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En 2003, quand j’ai fait ma Summer Session à l’University of California Los Angeles, UCLA, mon premier choix, j’avais dans ma liste de substitution UC Berkeley. J’avais envie de voir ce à quoi cette ville étudiante ressemblait! De plus, mon meilleur ami qui avait choisi cette université m’en avait dit que du bien. Je comprend maintenant pourquoi. C’est calme, propre, beaucoup de restaurants sympas, de verdure, à côté de la mer, une ville comme je les aime. Le restaurant de spécialités de la Nouvelle-Orléans, elle aussi créole, a attiré mon attention mais était fermé exceptionnellement hier et aujourd’hui pour maintenance. Il sera ouvert demain donc ce n’est que partie remise. Mon choix s’est finalement tourné vers un restaurant thai où le repas qui était certes super épicé mais tout simplement délicieux. Quelques fois je me dis que je vis pour manger! Chaque plat est une aventure à découvrir dans choc gastronomique (un peu de retard pris dans l’écriture mais déjà pas mal d’articles donc à surveiller régulièrement).

Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de repos, donc au programme … balade sans but précis. Le campus de l’université de UC Berkeley s’y prête bien.

imageEn me promenant ici, je repense à mon expérience à UCLA. J’adore les campus américains grouillant de vie avec des étudiants des quatre coins du monde, ici en majorité asiatique, imageimageleurs beaux arbres, imageles écureuils, … imageUne petite pause sur la pelouse en mode étudiant que je ne suis plus depuis longtemps, s’imposait. imageMaintenant, direction la Marina de Berkeley. imageHistoire de prendre un thé chaud, mine de rien il fait 16 degrés, dans un cadre sympa avec la vue sur la Baie de San Francisco.

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Je m’y suis rendue via Uber avec Mary. Ah Mary, elle a mis du temps à arriver, près de 10 minutes pour un itinéraire relativement simple, je voyais l’icône de sa voiture zigzaguer. C’était plus qu’intriguant! J’avais envie d’en savoir plus sur cette belle femme afro-américaine la cinquantaine. En fait, c’était son premier jour, elle avait commencé depuis 2 heures seulement mais avait déjà plus de 10 clients à son actif. Elle se familiarise encore avec l’équipement d’où l’icône de sa voiture qui se déplaçait dans tous les sens tel un jeu vidéo. Au fil de la conversation, elle m’a appris que son époux était de Sainte-Lucie, et oui tout près de la Guadeloupe et qu’elle l’avait rencontré sur un bateau de croisière aux Bahamas. Elle m’a beaucoup fait rire car quand elle a rencontré son mari à cause de l’accent Saint-Lucien elle ne comprenait rien à ce qu’il racontait mais est tombée amoureuse de lui il y a 22 ans de cela et qu’ils ont une fille de 16 ans. On ne sait jamais quand l’amour ou autre chose frappe m’a-t-elle dit donc il faut vivre aujourd’hui à fond, demain c’est un autre jour. Le tout en me demandant à moi qui visite Berkeley pour la première fois quelles directions il faut prendre. Inoubliable!

Gain de miles Flying Blue du jour : + 1170 dont 625 de miles statut

Day 24 : rêve américain déchu

Ces vacances, qui ont été une vraie aventure nomade au jour le jourdemandent et méritent enfin une partie plus tranquille pour se relaxer. Mais la réalité me rattrape.

Retour vers Santa Monica et sa jetée sur pilotis au dessus de l’océan Pacifique, en bus local cette fois-ci, histoire de se mêler à la population et continuer à profiter des paysages.

image image imageimageC’est une ville très agréable pour  avec un climat assez doux à cette époque, à proximité de la plage.

En parlant de plage, un souvenir vient de flasher dans ma mémoire : la plage de Malibu. J’avais fait tout le trajet en 2003 en bus, une bonne heure à l’allée, histoire de voir ce à qui ressemblait cette plage très médiatisée par l’intermédiaire de la série “Alerte à Malibu”. Arrivée sur place, choc et déception 1 : pas de sauveteurs homme et/ou femme aussi canons que ceux de la série; choc et déception 2 : dans l’idée de me baigner, moi aussi à Malibu Beach, je vais prendre la température de l’eau. Elle était tout simplement glaciale, comme si des glaçons y flottaient. Pour une Antillaise comme moi, habituée à une eau de mer à plus de 22 degrés, il était tout simplement hors de question d’y tremper plus que l’index. Aujourd’hui encore, à Santa Monica, il y avait des braves dans l’eau.

Une dure réalité, m’a frappé aux yeux encore aujourd’hui. Beaucoup de personnes, dans le domaine artistique, de tous les âges, viennent tenter leur chance aux Etats-Unis. La côte ouest, avec la proximité de Hollywood et de ses paillettes, attire beaucoup. Mais malheureusement, tout le monde ne peut pas devenir Beyoncé. Cela m’a frappé le nombre de jeunes dans les rues en train de chanter, de jouer de la musique, de dessiner. Il y a tellement de gens talentueux dans ce pays, que juste le talent ne suffit pas pour se faire remarquer car la concurrence est trop rude. D’autres facteurs comme l’impact visuel qu’on a sur les autres, ses facultés à s’auto-manager, l’élocution, la présentation, le look, l’époque dans laquelle on vit, les personnes que l’on connait et qui nous connaissent, les sacrifices que l’on est prêt à faire… influent beaucoup sur l’accès au statut de star. Trouver toutes ces qualités dans un seul être humain est chose difficile. Seule une infime partie réussira, la partie émmergée de l’iceberg. Beaucoup n’auront pas la chance de réussir tout de suite ou pour d’autres, la grande majorité, ils n’auront pas la chance de pas réussir du tout. Je me mets à la place de ces jeunes talentueux, croisés sur cette jetée, qui cherchent à devenir des stars du show-business. D’un côté, il ne faut pas abandonner pour pouvoir percer, mais de l’autre quand on en arrive au stade d’être sans abri, faut-il encore poursuivre ce rêve? Un vrai dilemme quand on voit la réussite de Halle Berry ou Jim Carrey qui eux aussi, à un moment de leur vie, avant de devenir célèbres étaient sans abris. Les Etats-Unis c’est vraiment le pays de toutes les contradictions. Je souhaite vraiment que le plus grand nombre réussira et vivra son le Rêve Américain.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 530

Day 23 : impossible is nothing

Juste 68 km séparent Pasadena de Santa Monica soit un parcours de 40 minuntes à peine. Mais, ces 40 minutes furent l’équivalent de vraies montagnes russes, aussi bien émotionnellement que physiquement!

Tout est dans la démesure aux Etats-Unis et les autoroutes ne sont pas en reste. A Los Angeles, se sont des 4 voir 5 voies dans chaque sens sans compter les entrées et les sorties, des voies qui s’entrecroisent, se superposent. Tout va vite, même le week-end il y a des automobilistes pressés qui slaloment entre les lignes, des camions, d’autres motards,… J’avais l’impression d’avoir été catapultée en plein milieu du tournage d un film d’action dans la veine de Mission Impossible et que d’une minute à l’autre, je serai rejointe par Tom Cruise.

En attendant avec le générique bien rythmé du film en tête, ma mission si je l’accepte remettre la moto au plus tard à 11h29m59s, (fin des 59 minutes de grâce avant qu’une journée supplémentaire ne soit facturée):

  • 09h46m45s : départ de Pasadena,
  • 10h27m23s : le froid se fait ressentir, la côte est proche, les palmiers sont en vue.
  • 10h34m12s : arrivée à Santa Monica, point final choisi pour cette traversée des Etats-Unis, à proximité du panneau “End of the Trail” image
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  • 11h11m39s : arrivée aux locaux de Eagle Rider près de l’aéroport de Los Angeles.
  • 11h12m48s : oops plein d’essence oublié dans la précipitation.  Mais au fait, Tom Cruise non plus ne s’arrête pas en plein action pour faire le plein! 19$ supplémentaires qui vont sauter de ma poche, quelle inégalité de statut entre acteurs et actrices! C’est trop injuste!
  • 11h22m53s : inspection de la moto et appréhensions quant aux suites qui seraient données à l’incident de la sacoche brûlée dont la paire coûte … plus de 1500 $. Pour Tom c’est une bagatelle mais un gros trou dans mon budget! Je n’ai pas encore le même cachet que lui!
  • 11h27m09s : délibération du manager, malgré la franchise applicable, l’incident de la sacoche brûlée est clos sans qu’un seul dollar ne sorte de ma poche, idem pour le plein d’essence oublié.
  • 11h29m57s :ma moto Indian Chief Vintage (pour 24h), arbore une jolie étiquette rose fluo : “Right saddle burn (need new)”/”Sacoche droite brûlée (besoin d’une nouvelle).image
  • 11h29m58s : mission accomplie, les États-Unis traversés à moto en 16 jours d’est en ouest avec au compteur 5357 km, via 12 états depuis l’arrivée à New York : New Jersey, Pennsylvanie, Ohio, Indiana, Illinois, Missouri, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Nevada, Californie.
  • 11h29m59s : Je n’arrive pas à y croire! C’est juste génial ce sentiment d’accomplissement que l’on a après avoir mené un projet, quel qu’il soit, à son terme!
  • 11h30m00s : blague à part, il est où Tom? On aurait presque dit qu’il m’a posé un lapin!

Il fallait vraiment se faufiler sans perdre pour autant une bribe de concentration. Tout comme l’épisode dans le désert d’hier, aujourd’hui aussi une journée difficile et épuisante si se n’est la plus difficile malgré le parcours quasi ridicule comparé à tous les kilomètres déjà parcourus. Mais cette journée, résultat d’une longue préparation en amont, est à la fois tellement satisfaisante!

Le destin à voulu que ce jour mémorable pour moi coïncidence avec 15 ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. C’est la première fois que je me trouve aux USA à cette date si particulière. Ce jour là, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai regardé l’événement sur CNN et vu en direct l’impact du second avion. Quand je pense que j’ai faillit être à New York ce jour là en raison des concerts de Michael Jackson : 30th Anniversary les 7 et 10 septembre au Madison Square Garden. Mais étant en Guadeloupe à cette époque là, avec mon modem dial-up pour accéder à internet (j’entends encore résonner ce son si particulier), je n’ai pas pu acheter de tickets car les shows se sont vendus en 5 heures. Après tout, il ne faut donc jamais blâmer une contrariété, même quand la contrariété est dans ce cas bien précis, pour une fan comme moi, incommensurable.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 200