Archives pour la catégorie Mes voyages

Toujours prévoir large et voyager léger!

Aujourd’hui schedule assez sportif mais pas serré : départ de Providenciales à 8h arrivée à Miami à 10h pour départ vers St-Martin à 17h40 pour une arrivée à 20h30. Cela fait 7h de layover mais c’est toujours plus qu’utile, la preuve.

IMG_2031

La journée commence tranquillement en laissant la voiture de location sur le parking de l’aéroport, la clé dedans sans fermer celle-ci, cela me rappelle St-Kitts. Dans l’archipel guadeloupéen, malheureusement on peut faire cela seulement à Marie-Galante de nos jours alors que toute la Guadeloupe était comme cela dans le temps.

IMG_2024

Pour la petite anecdote : 6h35, une femme venue accompagner ses parents a mis sa voiture au parking, manque de pot, elle ne peut pas l’enlever car l’employé chargé de la caisse n’arrive qu’à… 7h s’il n’est pas en retard! Cela c’est bien antillais!

Le vol part à l’heure et me permet de contempler l’art de Mère Nature. Une théorie dit que la région des Bahamas est un ancien désert, je veux bien y croire avec ces eaux peu profondes et ces bancs de sable. Tout simplement magnifique.
IMG_2042

L’annonce dans l’avion qui passe en boucle demande de mettre son bagage dans le compartiment au dessus et de demander à l’équipage si on a besoin d’assistance. Je demande donc de l’assistance pour descendre mon bagage : le steward me répond … qu’il n’est pas habilité à descendre mon bagage. Même après des années de voyages, on apprend tous les jours! Heureusement que depuis ma traversée des États-Unis à moto j’ai l’esprit motard et voyage encore plus léger. Pour un déplacement d’une semaine c’est mon sac à dos 25 litres avec mes effets personnels importants et un bagage à main qui à l’aller comprend le strict nécessaire pour un voyage affaire ou loisir, sans pour autant paraître louche aux douanes. Ainsi, je peux acheter ce que je veux sur place sans avoir à payer d’excédents. Pour 4 jours max c’est mon sac à dos 25 litres uniquement. Les excédents à 50 EUR le kilo (payés en miles évidemment) entre Tokyo et Paris dans les années 2000 sont un lointain et mauvais souvenir.

Arrivée à Miami, le système d’American Airlines ayant fait un seul mot avec mon nom de jeune fille et mon nom d’épouse j’ai besoin d’assistance pour imprimer toutes mes cartes d’embarquement pour ce voyage. Passage par la sortie des membres d’équipage, rien de très glamour soit dit en passant, afin de faire le nécessaire et repasser par la sécurité, etc… Au passage moyennant finances, on peut acheter une option multiplicateur de miles lors de l’enregistrement ce qui est fort pratique. J’aurai aimé cela avec Flying Blue.

Ayant du temps à tuer, je m’arrête devant les écrans des départs, sur 93 vols affichés entre 9h04 et 13h35, 33 vont dans la Caraïbe soit 35% dont 5 à Cuba soit 15% des vols vers la Caraïbe. L’île devient un sérieux concurrent en terme de part de marché des vols. Et les Antilles Françaises dans tout cela? 0 pointé! Il y a encore du travail pour vendre nos destinations!

IMG_2057

La cuisine japonaise hors sushis, sashimis, connaît un véritable boom à l’international, on peut déguster maintenant des ramens, des sobas ou encore udons dans une chaîne appelée Sushi Maki même à l’aéroport de Miami avec un goût se rapprochant fortement de l’original japonais. À découvrir dans ma rubrique choc gastronomique. À quand un boom international de la cuisine créole?

IMG_2065

À l’aéroport de Miami ce qui est bien, c’est qu’on a la connexion wifi pendant 45 min … renouvelable… à volonté et disponible même en étant dans l’avion encore à proximité de la porte d’embarquement.

Ayant téléchargé l’application de American Airlines, environ 40 min avant le vol un petit message apparaît sur mon téléphone : changement de porte, le vol part du D10 au lieu du D42 où je suis actuellement. C’est le rebondissement de la journée sachant que l’aéroport est immense et 32 portes en un labs de temps aussi court c’est le marathon. Il faut rester zen et ne pas foncer tête baisser en toute situation pour ne pas passer à côté de l’essentiel! Mon sauveur : le Skytrain, je suis à la station 3 et doit aller à la 1! En 2 temps 3 mouvements c’est fait! Ouf! Merci la technologie! Comme quoi il faut toujours prévoir assez de temps devant soit et voyager léger! En 27 ans de voyage à l’international, je n’ai pas encore raté un seul vol, pourvu que cela dure!

IMG_2071

Les compagnies aériennes me font rire, tout devient payant, les cacahuètes sont à 6 USD, les sandwichs ou wraps à 9,99 USD, prix psychologique, les bagages en soute 25 USD par tronçon pour ce voyage j’aurai dû payer… 200 USD! Mais les billets restent toujours aussi chers! C’est comme dans le transport de marchandises à l’international : tout est à l’avantage du transporteur!

Sur ce je dis :
IMG_2064Sayonara Miami!

IMG_2074

Quand Providenciales met K.O. la Guadeloupe

Quand je suis en voyage, j’aime à comparer ce qui se passe sur place à ce qui se passe sur mon île natale car je suis persuadée que le monde entier dispose de clés pour le développement de la Guadeloupe. À Providenciales c’est le cas.

IMG_2009

Le niveau de vie est horriblement cher tout comme à St-Barthélemy mais cela permet en quelque sorte de trier la clientèle sur le volet. Un plat d’accras de lambis à 16 USD, bouteilles d’eau de 1,5l à plus de 3 USD ou la boîte normale de sardines à l’huile 4 USD au supermarché, hôtel moyen de gamme où la connexion internet est catastrophique à plus de 200 USD la nuit et j’en passe. À tous ces prix on rajoute 12% de taxes gouvernementales et les tips quand cela est applicable.

Peut-être que je n’y prête pas attention mais en arrivant à l’aéroport en Guadeloupe je n’ai pas encore vu de magazine gratuit format A4, dans notre cas bilingue, avec une impression haut de gamme, permettant de faire découvrir l’île, son histoire, la géographie, les plages, les loisirs, les restaurants, les hôtels, les bijouteries de luxe où le diamant est roi, les événements annuels,… Peut-être tout simplement que cela n’existe pas encore. Où encore un guide bilingue de tous les restaurants de l’île par zone avec présentation rapide des menus, recettes et les points fort des restaurants de telle sorte qu’ils ne se fassent pas concurrence entre eux. Ce qui est dommage c’est que si un se lance dans cette aventure, 10 autres copieront.

image

Turks et Caicos, tout comme les Bahamas, étaient un gros exportateur de lambis. Mais la surpêche, la facilité des captures au moment de la reproduction période à laquelle ils se regroupent à des endroits précis, destruction de leur habitat par les hommes ou les cyclones et j’en passe font que les stocks sont en constante diminution, l’espèce est donc aujourd’hui menacée. Aux Keys, non loin de Miami, l’espèce a disparu dans les années 1970. On ne se rend jamais compte à temps de la fragilité de nos écosystèmes et de l’importance de gérer nos stocks de façon raisonnable et responsable. Mais afin d’essayer d’y remédier il y a une ferme au nord-est de l’île depuis 1984 qui élève des lambis et serait la seule au monde. Même si l’activité est en déclin suite aux dégâts causés par le cyclone Ike en 2008, c’est une activité à forte valeur ajoutée que l’on pourrait développer pour ne plus importer du lambi de je ne sais où et qui pourrait contribuer à booster nos exportations et notre économie. On la matière première qui sont les lambis, leurs œufs et la mer mais aussi la matière grise que sont nos biologistes. Même si le taux de réussite est supérieur en élevage alors que dans la nature seul 1 œuf sur …. 500000 devient un adulte, cela prendra du temps avant d’être une activité qui rapporte. Mais il faudra aussi compter sur le civisme de mes compatriotes pour ne pas les voler à maturité après 3-4 ans de dur labeur. Cela c’est une autre paire de manches. De plus, ils font de l’artisanat comme des cendriers ou des bijoux avec les coquilles. Et cerise sur le gâteau, les lambis peuvent produire des perles roses qui sont les plus rares et chères au monde et les joailliers les plus prestigieux, comme la marque japonais Mikimoto, s’arrachent ces perles de qualité extra avec un motif de flamme prononcé à plus de 25000 EUR pièce à l’achat. Le lambi, 3 activités en 1 en plus d’être le délicieux qu’on aime tant? Ici un extrait de “la perle rose” diffusé sur Thalassa en 2013.

Une autre initiative qui peut faire la différence pour nos enfants dans le futur : adopter un corail pour 50 USD pièce, opération qui peut se faire en ligne. Chaque corail adopté sera identifié par un tag, un certificat et une photo pusing transplanté. Si celui qui adopte est sur place il peut aider à transplanter son protégé. Pour info, l’élevage et la multiplication de corail a été développé par un japonais, Mineo Okamoto, biologiste à l’université pour la science et la technologie marine de Tokyo à partir de 2002.

Encore une autre initiative intéressante en faveur des chiens errants cette fois-ci. Ils sont recueillis, plus de 500 par an et aucun n’est tué, et les touristes peuvent pendant leur séjour : les prendre temporairement avec eux dans leur villa, les emmener se promener à la plage pour les socialiser,… Les plus chanceux pourront être adoptés et s’envoler vers les États-Unis ou le Canada. À St-Martin aussi I love my island dog procure ce service.

Il y a vraiment beaucoup de choses qui peuvent être faites : “to make the world a better place” comme le chanterai Michael Jackson.

Providenciales ou le tourisme-business

Il est temps de quitter Miami, la ville tentaculaire, pour la discrète, mais pas tant quand on voit ses performances, île de Providenciales, dans l’archipel de Turks & Caicos aux Antilles Britanniques.

IMG_1953

Ce n’est pas un archipel très connu parmi les Antillais des îles françaises à mon avis. Il est à 1h15 de vol au sud est de Miami, donc au sud-est des Bahamas, à mi-chemin au nord de Cuba et Haïti. Il y a 7 îles principales : Providenciales, North Caicos, Middle Caicos, East Caicos, Grand Turk, Salt Cay, South Caicos et de nombreux îlots. Ce sont des îles britanniques, on y parle anglais, on roule à gauche mais la monnaie c’est le dollar Américain.

IMG_1963

Avec ses 35000 habitants, c’est un lieu aussi très cosmopolite avec des locaux appelés “belongers” (descendants d’esclaves africains amenés par les Loyalistes après la révolution américaine et d’autres esclaves amenés des Bermudes, de République Dominicaine, de Cuba et d’autres îles afin d’exploiter le sel), des expatriés européens, américains et autres personnes du monde entier.

L’île de Providenciales a été développée de façon très organisée :

  • à l’ouest, l’aéroport et Downtown.

IMG_1966

  • au nord-est Grace Bay avec 99% des hôtels Resort, un petit village commercial et plus de 50% des 75 restaurants de l’île, ainsi que le golf.

IMG_2019

  • à l’extrême nord-est une zone résidentielle haut de gamme Emerald Point où on peut amarrer son bateau devant chez soi, cela va de soi.

IMG_2007

  • au sud-est, une autre zone résidentielle haut de gamme et le seul Resort de la zone The Shore Club qui est simplement magnifique avec mes sols en travertin. Ce penthouse de 3 chambres avec vue se loue à partir de 4500 USD en basse saison et plus de 10000 USD… la nuit, évidemment, en haute saison. Le personnel est au petit soin que l’on soit client ou simple visiteur. Je demande les toilettes on ne me dit pas de façon nonchalante que c’est par là mais l’employé quitte son poste pour m’accompagner à mi-chemin alors que c’est simple à trouver. Cela c’est du service. C’est un autre monde.

IMG_1970 IMG_1971 IMG_1985

Il y est aussi simple de s’y diriger avec une route principale ponctuée de ronds-points. Dans la zone de Grace Bay, je n’ai pas senti une once d’insécurité! Il y a un poste de police au cœur même du village. C’est organisé pour que les touristes du plus modeste au plus fortuné, principale source de revenus pour l’île, passent des vacances tranquilles et surtout reviennent ou recommandent l’île. C’est cElan le cœur d’un business. Il faut que les acteurs du tourisme de notre île comprennent que la destination Guadeloupe n’est qu’un produit parmi tant d’autres dans la Caraïbe avec une compétition féroce et qu’on doit élever notre niveau de service (hôtels, taxis, magasins, restaurants ou simples habitants car c’est l’affaire de tous) pour attirer et fidéliser une clientèle plus internationale à fort pouvoir d’achat. Quand je vois que l’office du tourisme dépense des sommes vertigineuses pour des spots publicitaires, très attrayants ma foi, alors que les bases même d’un tourisme traité comme un vrai business tourné vers un service de qualité, et non une industrie de servitude, ne sont pas acquises. L’éducation des jeunes générations mais surtout la formation du personnel, sont nos clés de succès car le tourisme est l’industrie du XXIème siècle. On n’a aucune autre industrie à forte valeur ajoutée donc on ne peut pas se permettre de passer à côté ou de perdre le tourisme et actuellement avec l’insécurité grandissante je ne sais pas où on va!

Dernier jour chez l’oncle Sam

La conférence à laquelle je suis venue assister a pris fin hier. Aujourd’hui marque donc mon dernier jour à Miami. J’en ai profité pour aller à Bayside, mini centre commercial proche de mon hôtel actuel en attendant l’heure du prochain check-in afin de pouvoir changer d’hôtel. Ici le tourisme et les loisirs sont un vrai business, tout est fait pour que l’oncle Sam vous pointe du doigt en disant “I want you…r dollars”!

IMG_1938

Pour les loisirs on a l’embarras du choix rien que dans ce petit centre commercial de Bayside qui est couplé à une marina : sortie en speed boat, mini croisière, évidemment shopping et restauration. Même si on est là pour quelques heures, petits et grands y trouvent leur bonheur.

IMG_1944

Chaque état a son propre taux de taxation. Pour la Floride, on est à 6% de taxes pour l’état et 1% de taxe locale soit 7% de “sales tax”. Le prix affiché n’étant jamais le prix final, il faut donc toujours prévoir quelques dollars en plus dans son budget. Parmi tous les états américains, seuls 5 n’ont pas de sales tax : l’Alaska, l’Oregon, le Montana, le Delaware et le New Hampshire. J’en ai visité aucun pour l’instant, mais l’Alaska pour ses aurores boréales et ses croisières parmi les icebergs ainsi l’Oregon pour son côté nature et l’Oregon Trail, route des pionniers, me tentent bien. La liste des aventures futures ne cesse de s’allonger!

IMG_1893

En voyage aux États-Unis, on ne peut pas passer outre les tips ou pourboires. On ne sait jamais vraiment quoi donner généralement c’est entre 10% et 20% de l’addition. Pour ce voyage-ci, j’ai trouvé que la plupart des restaurants incluaient ceux-ci dans la note à un taux entre 15% et 18%. C’est pratique ainsi, mais cela fait mal de laisser 18 % de tips à un serveur qui vous balance Les couverts ou la boisson  sur la table quasiment le dos tourné ou une serveuse qui vous demande si vous avez choisi à la seconde où vos fesses ont touché la chaise et que vous avez mis une main sur le menu (je n’exagère même pas en plus) et qui revient à la charge au moins 6 fois avec la même requête en l’espace de 10 minutes! J’ai vraiment halluciné! Maintenant en rentrant dans un restaurant, en regardant l’attitude des serveurs, j’arrive à détecter, sans trop me tromper, l’ambiance “Service Included”.

IMG_1926

Cette Harley Davidson Softail me rappelle de bons souvenirs. Depuis ma traversée des Etats-Unis à moto l’an dernier (à découvrir ici), pour les petits déplacements, j’aime utiliser Uber. Pour me rendre à mon hôtel près de l’aéroport, c’est Persia, une Cubaine, qui m’y à emmener. Elle est aux États-Unis depuis 20 ans mais ne parle pas anglais elle comprend si on parle lentement. Elle me disait qu’elle ne veut plus jamais allé à Cuba car les gens là-bas n’ont rien. Mais en même temps elle me dit qu’ici la vie est dure car il faut de l’argent pour tout payer, elle travaille à l’aéroport en semaine et arrondit ses fins de mois avec Uber le week-end. Quel paradoxe!

IMG_1950

Changement d’ambiance et de cadre avant mon voyage vers Turks & Caicos demain.

Mon rêve américain 22 ans plus tard

Adolescente, je me souviens que je voulais vivre et travailler aux États-Unis. Je pensais même à lier l’utile, le travail, à l’agréable, les voyages, en tentant ma chance sur un bateau de croisière. Ce pays que j’aimais tant jadis ne m’attire absolument plus aujourd’hui pour y vivre.

IMG_1930

IMG_1921

Pourtant Miami est vraiment une ville comme je les aime : cosmopolite, vivante, pratique avec son metromover gratuit et où les gens sont sympas! On a l’impression d’être à Puerto Rico mais avec un environnement plus moderne rempli de gratte-ciels, de routes à 4 voies, … Ici c’est l’espagnol qui domine dans les rues. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui habitent et travaillent ici mais qui ne parlent pas un mot d’anglais.

IMG_1946

C’est dans ce Holiday Inn à Downtown Miami où j’ai séjourné il y a plus de 20 ans lors de mon tout premier voyage aux États-Unis qui incluait aussi une escapade à Disney World & Sea World Orlando, les Everglades et aussi la NASA. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était le premier contact réel avec ce pays qui me faisait tant rêver. Je me voyais déjà vivre à Miami ou New York. Le rêve est une chose et la réalité en est une autre car l’image que l’on se fait d’un pays est souvent biaisé, en mal ou en bien. Dans, mon cas, le pays qui a vu naître Michael Jackson ne pouvait qu’être merveilleux à mes yeux.

Mon point fort a toujours été les langues mais en y réfléchissant bien à l’époque déjà, j’ai été lucide de me dire qu’ici on ne réussi pas juste avec la maîtrise de langues étrangères et sans ce talent en plus qui permet de se démarquer de la masse, je ne suis ni chanteuse, ni sportive, ni chercheuse. Malgré mon jeune âge, je pense avoir pris la bonne décision en me tournant vers le Japon là où mon talent pour les langues couplé par la suite au commerce international m’ont permis d’avoir des cartes rares en main; plus rares que ce qu’elles auraient été aux États-Unis.

Actuellement plein de points me dérangent en ce qui concerne ce pays, beaucoup plus nombreux que les points que j’apprécie encore, et font que j’ai bien fait de ne pas poursuivre cette voie. Parmi eux :
– la société de consommation à outrance où tout se vend comme des ventilateurs portable à mettre autour du coup, qui a réellement besoin de cela? Tout est fait pour qu’on dépense sans compter.
– la malbouffe : dans un restaurant je demande du jus on me propose du Coca Cola, du Sprite etc…
– le gaspillage alimentaire : une portion ici correspond à un repas pour 2 personnes mangeant normalement
– le manque de couverture sociale : les gens de la classe moyenne et en dessous n’ont quasiment pas le droit de tomber malade car les factures sont salées. Cela doit être dans plusieurs cas le point de départ d’une décente aux enfers,
– le prix de la nourriture “saine” : 3 USD le litre d’eau avec des nutriments alors que pour beaucoup moins on a 3 litres de sodas, 8 USD le verre de jus de fruits frais, 1,5 USD une poire alors que l’on achète un gros paquets de chips pour moins et j’en passe. Une famille nombreuse avec peu de moyens se tournera plus facilement vers cette nourriture peu saine mais qui rentre dans son budget. J’ai l’impression que tout est fait pour rendre les gens malades afin que l’industrie de la santé se remplisse les poches.

Plus jeune, ces critères n’étaient pas importants mais avec l’âge je me rend compte qu’ils déterminent la qualité de vie et ce n’est pas le style de vie que j’aurai aimer avoir. La plupart des gens que je croise ici ne m’ont pas l’air heureux alors que je le suis aujourd’hui.

Quand on y réfléchit bien ce n’est pas facile de percer ici quand on est noir dans la réalité des choses. Même si certains ont réussi, l’ex Président Obama est là pour témoigner que le rêve américain existe. J’aimerais bien lire son autobiographie pour savoir le prix de ce succès et les sacrifices qu’il a du faire pour réussir. Beaucoup de laissés pour compte de la société ici sont des personnes de couleur non métissés, hommes et femmes, qui errent dans les petites rues de la ville, les parcs. C’est vraiment étrange comme constat. Lors de mon premier voyage le personnel des hôtels par exemple étaient Afro-américains et Latino-américains mais maintenant il est presque à 100% Latino. Les Latino-américains, les Asiatiques semblent avoir trouvé leur place dans cêtre société alors que les Indiens d’Amérique et les Afro-américains, historiquement là depuis plus longtemps, semblent condamnés à errer. Est-ce parce que les Latinos et surtout les Asiatiques sont des peuples soudés qui s’entraident, contrairement à nous?

La vie et les choix que j’ai fait jusqu’ici font que je ne saurais jamais quelle tournure aurait pris mon rêve américain. Mais c’est sans regrets!

En route vers les États-Unis de Trump : Miami

Les choses les plus impensables semblent s’enchaîner ces derniers mois, Trump Président des États-Unis, Marine Le Pen au second tour de nos élections présidentielles. La démocratie peut vraiment prendre des tournures qui font froid dans le dos car c’est la majorité, qu’elle ait tord ou raison, qui décide. Mais c’est aussi là le signe que nos sociétés vont mal.

IMG_1877

Aujourd’hui, réveil quelque peu matinal, 4h15, pour un départ à 8h direction Miami ou les États-Unis de Donald Trump justement pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir. On ne sait pas trop à quoi s’attendre déjà à l’immigration, même en étant touriste, de par la couleur de sa peau, l’origine de son nom, son pays de naissance, sa religion, ses précédents voyages, tout cela au XXI ème siècle. C’est juste surréaliste!

IMG_1886
Mais malgré les nouvelles circonstances, cette fois encore, tout c’est bien passé à l’immigration. Quelque fois, on se mine l’esprit avec l’idée que l’on se fait de quelque chose alors que la chose elle même n’est pas si terrible que cela. Il faut toujours oser aller de l’avant.

IMG_1888

La ville, quant à elle, change de visage en un temps record avec toutes les constructions qui vont bon train. Je ne reconnais plus le Miami que j’ai quitté il y a à peine 1 an.

Gain de miles du jour : 3985 miles Flying Blue.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille

“La vie est vraiment simple, mais nous insistons à la rendre compliquée” disait Confusius il y a des siècles et c’est tout à fait vrai de nos jours. Ces derniers mois ont eut des hauts et des bas mais afin d’avancer il ne faut pas rester sur une mauvaise expérience passée. En se recentrant sur ses priorités et ce qui est vraiment important, le bonheur est à portée de main. Il ne faut jamais oublier qu’on est l’architecte de notre vie.

Cette absence ne veut pas dire que je n’ai pas voyagé ou continué d’accumuler mes précieux miles :

Janvier : voyage à Nevis & 1973 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

IMG_1085
IMG_1171
Février : voyage à Tortola &  3292 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

IMG_1504 IMG_1505 IMG_1508
Mars : mois sans déplacement et plutôt calme niveau miles avec 561 miles Flying Blue gagnés dans le mois.

Avril : déjà un voyage à Antigua & 4396 miles Flying Blue de différentes sources déjà en poche.

IMG_1760 IMG_1797

D’autres voyages sont prévus dans la foulée comme Miami J-2 ou Turks & Caicos J-8, mais aussi une escapade dans le sud de la France et le nord de l’Espagne en mai.

De nombreuses découvertes en perspective.

Nouveau : rubrique “Bons Plans” pour doper ses miles

Ma mission : vous faire profiter de la vie en voyageant à travers le monde grâce à vos miles.

J’aimerai multiplier les occasions pour mes compatriotes de quitter les Départements, ou autres Territoires, Collectivités, Pays d’Outre-Mer pour d’autres horizons. Mais aussi, pour vous dans le reste du monde, vous donner l’opportunité de découvrir nos magnifiques îles.

Pour tenter de doper ses miles ou tout simplement profiter de ceux gagnés, cette nouvelle rubrique “Bons Plans” sera votre guide.

190_8353

“Smiles” dans les Alpes Japonaises

Page à visiter régulièrement ici pour ne pas passer à côté d’opportunités.

Retour de voyage & analyse

Le fait d’avoir été occupée avec mon déménagement et la reprise de la vie quotidienne m’ont permis de prendre du recul par rapport à cette traversée des États-Unis.

img_9716

Ce fut une superbe expérience dont je tire les enseignements suivants :

Agriculture : chaque état est très spécialisé, les champs de maïs à perte de vue m’ont frappés. Quand on y réfléchit bien, les états ne se font pas de concurrence et peuvent donc écouler plus facilement leurs productions respectives. Cela serait pas mal comme état d’esprit aux Antilles.

Architecture : Dans les grandes villes aux USA, contrairement à Paris par exemple, l’évolution est si rapide que je n’ai pas reconnu Las Vegas.

Aventure : Quoi que l’on fasse, le risque 0 n’existe malheureusement pas. Si on reste à se dire que ceci ou cela est dangereux, on ne fera rien de mémorable tout au long de sa vie. Il faut oser prendre des risques dans la vie, le plus important c’est de savoir la dose de risque qu’on est apte à prendre et de contrôler ce dernier sinon on va au devant d’ennuis. Pour ce premier Road Trip, vraiment tout c’est passé sans encombres, juste une sacoche brûlée.

Business : il n’y a pas de doute les américains sont doués pour le business. Ils transforment tout avec succès en billets verts comme l’impact d’une météorite, du bois fossilisé,… Les Américains sont à fond dans leur travail tel qu’il soit. Le travail est dans la plupart des cas rapide et efficace comme pour Eaglerider, là où la moto a été louée. On vous demande souvent subtilement : avez-vous besoin de monnaie? Étant moi-même dans le milieu de la vente, j’ai beaucoup appris.

Gastronomie : Je pensais découvrir la cuisine américaine mais par extension cela serait la cuisine des Indiens d’Amérique que je n’ai pas eu l’occasion de goûter mais ce n’est que partie remise! On trouve plus de la nourriture des différents peuples qui s’y sont progressivement installés à découvrir dans choc gastronomique.

Géographie : Maintenant, en regardant une carte du pays, elle a plus de sens pour moi, les états et villes traversés me viennent rapidement en tête. Déjà rien que pour cela, je suis vraiment contente d’avoir fait ce voyage. En plus de cela, comparé à mes voyages précédents, j’ai découvert une autre Amérique, un pays où la nature est d’une beauté époustouflante. Je peux dire sans hésitation que l’Amérique que je préfère maintenant est celle des grands espaces, celle sauvage. Il y a encore tellement de merveilles à découvrir. Ce qu’il y a d’intéressant c’est que chaque état a son identité propre et États-Unis d’Amérique prend tout son sens.

img_9271Mécanique : Finalement, le choix d’une Harley Davidson Softail Héritage sur le premier tronçon puis de l’Indian Chief Vintage était idéal. Cette marque qui a en fait créé la première moto, bien avant Harley, reste une moto rare. Pendant tout le trajet je n’en ai pas croisé une seule!

Météo : très différente en fonction des états. J’ai pelé sur les hauteurs de Pennsylvanie ou grillé dans le désert du Nevada.

Miles : entre mes vols, mes achats avec ma carte lors de la préparation du voyage et sur place, la location de la voiture pour aller à Gary pour l’anniversaire de Michael Jackson, mes nuits d’hôtel avec bonus, j’ai pu accumuler pas moins de 60000 miles Flying Blue. Avec cela j’ai un aller/retour en économie dans n’importe quel pays dans le monde hors Asie & Afrique. Pas mal non! Il ne me reste plus qu’à choisir ma prochaine destination! De plus, j’ai maintenant le statut Silver, donc encore plus de miles à l’horizon.

Prospérité : tout le monde n’a pas accès au rêve américain. Beaucoup doivent accumuler plusieurs emplois à la fois. Les inégalités sont vraiment frappantes.

Social : l’Indian servait d’amorce pour les nombreuses conversations que j’ai pu avoir. Comme par exemple celle inoubliable avec Erlene de la tribu Navajo. Mais tout au long de ce voyage, je me suis encore plus ouverte aux autres. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de Amy sur les dérives de notre société.

Technologie : cela m’a aussi permis de mettre le doigt sur le fait qu’en habitant aux Antilles, on passe à côté de beaucoup d’innovations, exemple, une carte de débit comme carte de métro à Chicago, Uber… Le monde ne nous attend pas, d’où l’intérêt de voyager plus souvent pour rester à la page.

img_9623

Et vous, qu’apprenez-vous de vos voyage?

Gain de miles Flying Blue du jour : 0 encore une journée sans

Day 28 : The Lost Children

image
Arrivée à l’aéroport en bus local, comme une pro, enregistrement & passage de la sécurité tout c’est fait rapidement. La porte d’embarquement a été changée, cela arrive souvent pour les vols domestiques, mais l’application Delta envoie une notification quand c’est le cas, idem pour prévenir du début de l’embarquement et ce en temps réel et c’est bien pratique. Un vol de San Francisco à Atlanta, rien de plus banal, mais rien ne me préparait à la conversation que j’allais avoir avec Amy ma voisine.

Tout a commencé par l’intérêt que j’ai porté au patchwork en tissu dont elle décorait son short en jean. Elle m’a donc dit qu’elle enseignait les arts créatifs dans des centres pour jeunes filles… [J’étais en train de me dire dans ma tête ceci explique donc cela au moment où elle a rajouté] … victimes du trafic d’êtres humains à but sexuel. WHAT??? De quoi me parle-t-elle là? Je comprends les mots mais tous associés dans la même phrase, c’est plus que surréel. Entendre la même phrase aux informations et de la bouche de la personne à 10 cm de soi, qui est en relation au quotidien à des victimes, est plus que choquant. Tout de suite, on réalise que c’est une réalité bien plus proche que ce que l’on croit. Dans ce monde, à toutes les époques, des gens sans scrupules rodent, tels des prédateurs, à la recherche d’enfants ou autres personnes vulnérables à exploiter. Amy, présidente de
armofcare.net et son équipe sont là pour aider ces enfants à se reconstruire de l’intérieur à travers l’art créatif (décoration de jeans, peinture,…), la musique, la danse, les interactions sociales (aller voir des spectacles, des matchs,…). Avec l’essor d’Internet, qui sert d’outil de recrutement et de vente, c’est un phénomène grandissant aux États-Unis et les enfants exploités sont pour 80% d’entre eux américains, vendus par les propres membres de leurs familles (mères, grand-mères,…) dans le besoin. Les victimes sont pour la plupart âgés de 11-15 ans, âge où les adolescents sont à la fois vulnérables et influençables. La meilleur arme est la prévention en éduquant : les enfants dès le plus jeune âge, les parents, les hôteliers, les voisins, les personnels d’aéroport,… pouvant être amenés à être en contact avec ce genre d’activités et en reconnaître les signes pour mieux les signaler et sauver des vies. Son organisation qui n’a que 4 ans, s’occupe de 200 filles dans le nord de la Califonie uniquement. Heureusement et malheureusement, selon Amy, il y a 4 ans, il y avait environ 50 organisations de ce type, maintenant elles sont plus de 1500 à travers le pays. Beaucoup de bonté mais surtout d’amour émanaient de cette femme extraordinaire investie d’une mission malgré toutes les menaces dont elle est la cible au quotidien.

Les voyages c’est aussi ouvrir les yeux sur le monde et ses problèmes. Je me disais bien que les rues des grandes villes américaines étaient anormalement sûres. Les réseaux se sont reconvertis et sont passés à des activités comme celles-ci ou la contrefaçon biens plus lucratives mais surtout moins faciles à détecter et donc à démanteler.

Dans un registre plus léger cette fois, l’application Delta localise aussi les bagages. C’est bien utile pour les vols domestiques tellement ils sont nombreux. Autre chose frappante à Atlanta ou San Francisco, l’endroit où on récupère les bagages est accessible à tout le monde. C’est assez déconcertant.

Gain de miles Flying Blue du jour : +1800