Day 18 : Santa Fe, “the city different”

Après avoir bouclé à nouveau une extension de 2 jours car il faudra bien cela pour arriver à Las Vegas et changer la date de prise en charge de la moto de l’étape 3, me revoici sur la route.

Aujourd’hui départ vers 10h, soit une heure un peu plus tôt que d’habitude. Il fait super beau mais un peu frais, 18 degrés Celsius. Le beau soleil me fait parfois oublier qu’on est déjà bien avancé dans l’automne. Au passage, je dois avouer qu’au niveau des températures, il est difficile de s’habituer aux degrés Fahrenheit car n’étant pas un multiple cela n’est pas aisé de trouver l’équivalence entre les deux.
Le paysage sur la route vers Santa Fe via l’interstate 40 est beau, on y aperçoit enfin du relief avec des montagne, des canyons, des prairies avec de jolies fleurs jaunes où violettes. Malgré le froid glacial qui règne sur la moto à cause du vent, je savoure chaque moment de ce paysage unique.

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imageAprès avoir quitté l’interstate et emprunté une route secondaire sur plusieurs kilomètres, les maisons en terre commencent à faire leur apparition de part et d’autre. L’architecture y est vraiment différente, même les stations services à l’entrée du comté sont faites ainsi. Santa Fe se rapproche. Cela ne se ressent pas au fil de la route mais la ville se trouve à plus de 2100 m d’altitude. C’est la capitale du Nouveau-Mexique.
Cette ville abritait jadis de nombreuses tribues Amérindiennes, comme les Navajo, les Hopi, qui pour certaines étaient là bien avant Jésus-Christ, bien avant la colonisation européenne des États-Unis. La ville dans sa version moderne est propice aux artistes, beaucoup y habitent, l’art est partout dans les rues, c’est après la ville de New-York le plus grand marché pour l’art du pays, plus de 200 galeries, des dizaines de musées, de nombreuses bijouteries proposant des œuvres avec la pierre Turquoise, sacrée pour les Amérindiens. C’est une ville de villégiature très appréciée où la culture et la gastronomie ont une part importante.

La visite du musée sur l’art et culture des Américains natifs était très enrichissante mais malheureusement le temps a défilé trop vite. I’ll Be Back.

image image image image imageDeux choses sont sûres j’ai envie d’en savoir plus sur l’histoire des ces peuples et rendez-vous est pris pour une nouvelle visite lors d’un prochain voyage aux USA en combinaison avec le Grand Canyon. C’est une de ces rares villes avec laquelle j’ai senti une connexion après seulement quelques heures passées, une envie d’en savoir plus, une envie d’y passer plus de temps. J’ai vraiment été agréablement surprise par cette ville et ses habitants très ouverts.

Le temps file à une vitesse incroyable quand on fait quelque chose d’agréable. 16h, déjà l’heure de se diriger vers l’interstate 25 South, direction Albuquerque pour y passer la nuit. Sur les panneaux de signalisation, je peux lire la direction de Los Alamos.  C’est l’endroit où, dans le cadre du projet Manhattan, ont été menés les tests de la bombe atomique avant que les États-Unis ne prennent la décision de la larguer sur Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945 au Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale. Pour moi qui suis très proche de la culture Japonaise, et qui ai visité ces deux villes au destin hors du commun,  cela fait un pincement au cœur.
Mais le Nouveau-Mexique, c’est aussi Roswell, ville connue du fait des rumeurs relatives au crash d’un OVNI en 1947.

C’était une magnifique journée jusqu’à ce que la pluie s’en mêle. Ne pouvant plus avancer, obligation de s’arrêter à une station service pour s’abriter pendant plus d’une heure. C’était l’occasion d’entendre certains Amérindiens parler leur langue entre eux. Il y a tellement de tribues, de cultures différentes, pour moi qui adore l’apprentissage des langues, ce fut aussi intéressant que fascinant d’être au contact, ne serait-ce que furtivement, d’une langue résultant d’une culture orale millénaire mais qui, malgré les aléas de l’histoire, est toujours vivante à l’heure actuelle. J’aurai voulu pouvoir en percer les secrets.

Les rencontres furent nombreuses dans cette ville, mais la rencontre du jour pour moi : celle avec une jeune et très jolie policière, sans doute Amérindienne. Pendant que je me dirigeais vers les toilettes, cette dernière arrivée avant moi, me cède sa place, à cause de : son équipement et son uniforme. Selon elle cela prend beaucoup de temps pour tout enlever et remettre correctement. Ce fut marquant, car en voyant des agents dans leurs fonctions, on ne pense pas forcément à leur quotidien, chose qu’elle m’a fait toucher du doigt grâce à une rencontre aussi éclair qu’innatendue.
Aux termes de ces 278 km parcourus, ce 6 septembre fut réellement une journée riche comme j’aime en passer.

Gain de miles Flying Blue du jour : + 600